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Prêt de 1,16 G$ stimulant les capacités commerciales, l'emploi et la croissance économique par le biais du projet d'agrandissement portuaire du Canada

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Crédit photo : Siteweb Newswire

La Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) a officialisé un prêt de 1,16 milliard de dollars à l’Administration portuaire de Montréal (APM). Ce financement est destiné au projet de nouveau terminal à conteneurs de Contrecœur, le plus important chantier d’agrandissement portuaire de la côte est canadienne.

« Par l'entremise de la Banque de l'infrastructure du Canada, nous investissons dans des infrastructures modernes et efficaces qui renforcent les corridors commerciaux et les chaînes d'approvisionnement du Canada. Le projet du terminal à Contrecœur créera de bons emplois, soutiendra la croissance économique et aidera à faire en sorte que les réseaux de transport répondent aux besoins d'une économie robuste et en croissance. », annonce Gregor Robertson, ministre du Logement et de l'Infrastructure et ministre responsable de Développement économique Canada pour le Pacifique.

Ce montage financier permet à l’APM de conserver sa cote de crédit tout en limitant l'impact sur ses flux de trésorerie opérationnels. Outre le prêt de la BIC, le projet bénéficie d'un appui de 130 millions de dollars du gouvernement du Québec et de 150 millions de dollars de Transports Canada. À terme, plus de 85 % des coûts d’infrastructure seront assumés par le secteur privé via les revenus autonomes du terminal.

« Le renforcement des ports canadiens afin de développer le commerce et de stimuler la croissance économique constitue une priorité fondamentale pour la Banque de l'infrastructure du Canada. Le prêt de la BIC à Contrecœur soutient un projet d'intérêt national, le plus important projet d'agrandissement portuaire de l'Est de l'histoire du Canada, et apportera des retombées durables à l'économie canadienne pendant des décennies. », déclare Ehren Cory, président-directeur général, Banque de l'infrastructure du Canada.

Augmentation massive de la capacité

Le terminal de Contrecœur, situé à 40 kilomètres au nord-est de Montréal, ajoutera une capacité annuelle de 1,15 million d'équivalents vingt pieds (EVP). Cela représente une hausse de 60 % par rapport à la capacité actuelle du port de Montréal, visant à lever les contraintes d'espace à long terme et à soutenir l'objectif fédéral de doubler les exportations vers les marchés non américains.

« L'économie mondiale évolue, ce qui continue d'avoir un impact sur le commerce et l'abordabilité. C'est pourquoi nous effectuons des investissements stratégiques à long terme qui permettront de maintenir le transport des marchandises et de réduire les coûts pour la population du Canada. En augmentant la capacité du port de Montréal, nous renforçons les chaînes d'approvisionnement, réduisons la congestion et veillons à ce que les entreprises canadiennes puissent être concurrentielles, en croissance et prospères. », souligne Steven MacKinnon, ministre des Transports et leader de la Chambre des communes.

Échéancier et partenaires

Les travaux maritimes, incluant le dragage et la construction des murs de quai, ont débuté en octobre 2025 sous la direction de la coentreprise Aecon-Pomerleau. Le calendrier prévoit :

  • 2027 : Début de la construction des infrastructures terrestres et logistiques (parc intermodal, équipements de chargement).
  • 2030 : Mise en service et début de l'exploitation commerciale.

L'entreprise DP World Canada est actuellement en négociations exclusives avec l’APM pour devenir l’exploitant officiel du site.

« Le projet de terminal de Contrecœur marque un tournant pour l'économie québécoise. En renforçant notre capacité portuaire et en consolidant notre position comme porte d'entrée stratégique vers les marchés internationaux, nous donnons aux entreprises d'ici les moyens de croitre, d'innover et de diversifier leurs exportations. Cet investissement majeur témoigne de notre volonté de bâtir une économie plus résiliente, compétitive et tournée vers l'avenir, au bénéfice de toutes les régions du Québec. », rajoute Jean Boulet, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, gouvernement du Québec.

Retombées et logistique

Selon les projections de l'APM, le projet générera environ 750 millions de dollars de retombées économiques annuelles. Cet impact inclut les opérations portuaires, les services maritimes, ainsi que la logistique terrestre et l'entreposage.

Sur le plan stratégique, le terminal offre la route maritime la plus courte entre l'Europe, la Méditerranée et le cœur industriel nord-américain. Le site est directement connecté à l'autoroute 30 et au réseau ferroviaire du CN, limitant ainsi la construction de nouvelles infrastructures routières.

« L'avenir commercial du Canada dépend d'infrastructures prêtes avant l'arrivée de la demande et non après. Le terminal à Contrecœur est exactement ce genre d'investissement prospectif. Il ancrera le rôle de Montréal comme porte vers les marchés mondiaux. L'APM a travaillé en étroite collaboration avec ses partenaires fédéraux et provinciaux pour faire aboutir ce projet, et avec l'aide du secteur privé, nous offrirons une valeur durable à des milliers d'entreprises de partout au Québec et au Canada. », conclu Nathalie Pilon, présidente, Administration portuaire de Montréal.

Encadrement environnemental

Le projet a été conçu pour respecter 388 conditions fixées par l'Agence d'évaluation d'impact du Canada. L'utilisation des infrastructures de transport existantes vise à réduire l'empreinte environnementale globale de l'expansion sur le milieu environnant.

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