
Crédit photo : Adobe stock
Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) déplore la décision de l’administration américaine d’imposer de nouveaux droits de douane de 50 % sur une vaste gamme de produits canadiens. Cette annonce ajoute une importante source d’incertitude pour les manufacturiers québécois et fragilise davantage des chaînes d’approvisionnement nord-américaines hautement intégrées.
Les nouvelles mesures toucheraient notamment plusieurs catégories de produits manufacturés, dont des matériaux de construction, des meubles, des produits de papier, des articles de sport, des appareils électroniques et divers biens de consommation. Pour plusieurs entreprises québécoises fortement implantées dans le marché américain, cette surtaxe représente un risque important pour leur compétitivité et leurs perspectives de croissance.
« L’imposition de nouveaux droits de douane de 50 % contre le Canada vient nuire directement à la compétitivité de nos secteurs stratégiques, qui dépendent de chaînes d’approvisionnement intégrées de part et d’autre de la frontière. Cela représente des coûts additionnels et des retards dans les investissements qui s’ajoutent à l’incertitude économique, en plus de mettre en péril des emplois de qualité ici même au Québec. », a déclaré Francis Prévost, directeur des affaires publiques et gouvernementales de Manufacturiers et Exportateurs du Québec.
MEQ rappelle que les manufacturiers québécois ont démontré leur résilience à travers les nombreuses perturbations économiques et commerciales des dernières années. Toutefois, pour traverser ce nouveau choc, les entreprises auront besoin de prévisibilité et d’un signal clair et rapide de la volonté d’action des gouvernements.
« Ce sont les entreprises, les travailleurs et les consommateurs des deux côtés de la frontière qui paient le prix de l’escalade tarifaire. Sans prévisibilité, tout investissement pour innover et créer de la richesse devient incertain. Il faut protéger notre base industrielle et éviter des mesures qui affaibliraient l’ensemble de l’économie nord-américaine. », a ajouté M. Prévost.