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Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) accueille favorablement le report de l'imposition de nouveaux tarifs en vertu de la Section 338, alors que les négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis se poursuivent. Bien que ce délai offre un peu de répit aux entreprises, la menace persistante de nouveaux tarifs continue de créer une importante incertitude pour le secteur manufacturier québécois.
« Pour nos membres, l'enjeu ne se limite pas au tarif : c'est la prévisibilité dont les entreprises ont besoin pour investir et planifier. Une usine peut traverser un trimestre difficile, mais il est beaucoup plus difficile de prendre des décisions d'investissement lorsqu'on ne sait pas à quelles règles elle sera soumise dans quelques semaines ou quelques mois », souligne Francis Prévost, directeur des affaires publiques et des relations gouvernementales chez MEQ.
Le marché américain demeure essentiel pour les manufacturiers québécois. L'incertitude entourant les conditions d'accès à ce marché risque de retarder des investissements prévus en productivité, en modernisation et en augmentation de la capacité de production, alors que les entreprises doivent déjà composer avec des coûts élevés et un environnement économique complexe.
MEQ encourage les gouvernements du Canada et du Québec à maintenir un dialogue étroit avec les entreprises et à profiter de ce délai pour parvenir à une solution commerciale durable et prévisible. L'organisation demande également la mise en place rapide de mesures de soutien ciblées pour les secteurs les plus touchés, afin de permettre aux entreprises de maintenir leurs activités et leurs investissements.
« Il faut utiliser cette période pour trouver une solution qui redonne de la visibilité aux entreprises. En parallèle, les gouvernements doivent continuer de soutenir l'investissement et la productivité, notamment en simplifiant les démarches administratives, en accélérant les projets et en assurant un accès compétitif à l'énergie. Nos manufacturiers doivent pouvoir continuer d'investir, d'innover et de produire ici », conclut Francis Prévost.