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Le manque de main-d'œuvre, la faiblesse de la demande et la hausse des coûts continuent de freiner la croissance des PME du Québec

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Crédit photo: Adobe stock

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Les PME québécoises continuent d'évoluer dans un contexte d'affaires complexe. La rétrospective spéciale du Québec 2026 du Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) compile les résultats observés entre janvier et septembre 2026 et les compare aux moyennes enregistrées au cours des 15 dernières années. Celle-ci indique que plusieurs obstacles limitent les activités des PME, notamment la pénurie de main-d'œuvre, le ralentissement de la demande et les pressions exercées par les coûts d'exploitation.

L'indice de confiance à long terme (12 mois) des PME québécoises s'est établi en moyenne à 58,5 depuis le début de l'année, tandis que l'indice à court terme (3 mois) a atteint 58,4, soit 12 points de plus comparativement à l'année 2025. Ces résultats sont supérieurs à ceux de l'année passée et aux creux observés durant la pandémie. Les niveaux de confiance à court et long terme restent toutefois inférieurs aux niveaux généralement associés à une économie en croissance (entre 60 et 65).

« Qu'est-ce qui explique cette hausse de confiance? Le gouvernement a posé des gestes répondant aux besoins des PME. Citons la baisse des cotisations au RQAP entrée en vigueur le 1er janvier dernier, la réduction du taux d'imposition touchant 75 000 PME le 29 avril et la politique de réduction de la paperasserie dévoilée le 6 juillet. Maintenant, le travail est loin d'être terminé! Le Québec est encore la province avec la pire fiscalité pour les petites entreprises et celle qui impose le plus d'exigences règlementaires. Si l'on veut une économie en santé dans cette période d'incertitude, il faut en faire plus pour les PME », mentionne François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

Parmi les secteurs les plus optimistes à long terme en 2026 figurent les services professionnels, l'information, la santé et l'éducation, ainsi que les arts et loisirs. Les secteurs de l'agriculture, du transport et services publics, de la fabrication, du commerce de gros ainsi que de la construction se trouvent sous la barre des 55, signalant une confiance plus prudente quant à leurs perspectives d'affaires.

Les intentions d'augmentation des prix sont en progression, notamment sous l'effet des tarifs et contre-tarifs douaniers et de la hausse des coûts du carburant.

Pour l'année 2026, les principaux freins à l'augmentation des ventes et/ou de la production sont la pénurie de main-d'œuvre qualifiée (48 %), l'insuffisance de la demande (47 %) et les problèmes de liquidités et de fonds de roulement (28 %). Du côté des coûts, les coûts salariaux représentent la principale contrainte pour 60 % des PME québécoises, suivis des primes d'assurance (55 %), des taxes et de la réglementation (49 %) ainsi que des coûts du carburant (46 %).

« La trame de fond de ces dernières années reste la même, mais avec en plus une grande instabilité économique en raison du conflit tarifaire avec les États-Unis. Ce qui est préoccupant, c'est que les coûts d'exploitation signalés par les PME dépassent largement les niveaux observés au cours des 15 dernières années. À ces pressions s'ajoutent des défis persistants, notamment la pénurie de main-d'œuvre et le ralentissement de la demande. Affronter simultanément tous ces obstacles n'est pas une situation soutenable sur le long terme », ajoute Laure-Anna Bomal, économiste principale à la FCEI.

Les PME ont des demandes claires

Le sondage en cours au Québec indique que seulement 35 % des entrepreneurs croient que le Québec est un endroit attrayant pour démarrer et faire croître une entreprise, 60 % sont en désaccord et 5 % ne savent pas.

Pour les aider, les PME québécoises citent la réduction de la paperasserie et du fardeau réglementaire (49 %), l'amélioration de l'environnement fiscal pour les PME (45 %) et la réduction de la taille de la fonction publique (33 %).

« Notre étude montre l'impact direct que génèrent des mesures qui visent les PME. Les actions posées par le gouvernement du Québec font donc une différence et peuvent contribuer à la réussite de nos entreprises. Les PME veulent investir, embaucher et contribuer à la croissance, mais elles sont encore freinées par une fiscalité désavantageuse et une règlementation excessive. Avec des PME en santé, c'est toute la population qui en sort gagnante », conclut François Vincent.

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