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Jul

Former la relève pour bâtir l'avenir de l'aérospatiale québécoise

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Crédit photo : page Linkedin MEIE

Le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime, M. Bernard Drainville, annonce plusieurs initiatives pour former davantage de travailleuses et de travailleurs en aérospatiale et préparer le Québec aux importantes occasions de croissance qui se dessinent dans les secteurs de l'aérospatiale, de la défense et de la sécurité.

Alors que les investissements en défense prennent de l'ampleur partout dans le monde, Québec s'assure que ses entreprises disposent de la main-d'œuvre qualifiée nécessaire pour répondre à la demande, décrocher de nouveaux contrats et demeurer parmi les chefs de file mondiaux de l'aérospatiale.

« Le Québec possède un savoir-faire reconnu partout dans le monde en aérospatiale. Pour continuer d'être des leaders, il faut investir dans notre plus grande richesse : notre monde. Nos entreprises ont besoin de travailleuses et de travailleurs qualifiés pour continuer d'innover, de décrocher de nouveaux contrats et de créer de bons emplois ici, au Québec. Avec les initiatives annoncées aujourd'hui, on donne à plus de jeunes et de travailleurs la possibilité de se former et de participer à la croissance de cette industrie stratégique. C'est une bonne nouvelle pour notre économie, pour nos entreprises et pour l'avenir du Québec. », a déclaré Bernard Drainville, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie et ministre responsable de la Stratégie maritime.

Former davantage de travailleurs

L'École nationale d'aérotechnique (ENA), affiliée au Cégep Édouard-Montpetit, augmentera considérablement sa capacité d'accueil et de formation dès la présente année.

Grâce aux efforts du ministère de l'Enseignement supérieur et de l'ENA pour répondre aux besoins grandissants de l'industrie, 375 étudiants seront admis dès l'automne 2026 dans les programmes de DEC en mécanique d'aéronefs et en avionique, comparativement à 225 en 2025. Il s'agit d'une augmentation de près de 70 % en une seule année.

L'ENA augmentera également sa capacité d'accueil dans ses programmes menant à une attestation d'études collégiales (AEC). Dès septembre 2026, de 14 à 28 étudiants supplémentaires pourront être admis, portant le nombre d'admissions jusqu'à 56, contribuant ainsi à former encore plus rapidement une main-d'œuvre qualifiée.

« L'importance de l'ENA n'est plus à démontrer. Ses formations de pointe dans le domaine aérospatial permettent au Québec de compter sur un bassin important de travailleurs compétents et passionnés dans un secteur hautement compétitif où nous continuons à nous démarquer. Je suis fière de voir l'ENA poursuivre le développement de son offre de services en adéquation avec le marché du travail. », a mentionné Martine Biron, ministre de l'Enseignement supérieur et ministre responsable de la Condition féminine.

Une nouvelle façon de former la relève : deux antennes, un campus

Afin de rapprocher la formation des entreprises et de répondre plus rapidement aux besoins du secteur, le gouvernement met en place une nouvelle approche. Dès l'automne 2026, des formations qualifiantes seront offertes dans le cadre de deux projets pilotes.

Le premier sera implanté dans l'arrondissement Saint-Laurent, chez Bombardier, à l'intérieur des installations consacrées à la formation. Le second verra le jour à Mirabel, près des installations de l'aéroport et des nombreuses entreprises qui composent la grappe aérospatiale. Ces deux projets pilotes offriront aux étudiants une formation directement en lien avec la réalité du milieu de travail.

Dès l'automne 2027, ces formations deviendront permanentes, menant ainsi à une AEC. Les projets pilotes constitueront alors deux antennes permanentes de l'ENA.

En parallèle, le gouvernement lance le processus visant à réaliser un deuxième campus de l'ENA sur la Rive-Nord. Ce campus offrira les mêmes formations que celui de Longueuil, notamment en mécanique d'aéronefs et en avionique, deux professions particulièrement recherchées par l'industrie.

Les deux antennes permettront de répondre rapidement aux besoins du milieu, tandis que le nouveau campus viendra assurer, à plus long terme, le développement de la formation en aérospatiale sur la Rive-Nord.

« Cette annonce marque une étape importante pour l'avenir de la formation en aérotechnique au Québec. Grâce à la mobilisation exceptionnelle de nos équipes, au soutien du gouvernement du Québec et à la collaboration étroite de l'industrie, l'ENA augmentera sa capacité de formation dès 2026 et pourra accueillir plus de 200 personnes supplémentaires. C'est un premier jalon essentiel pour répondre aux besoins croissants du secteur aérospatial et former la relève qui assurera sa compétitivité et son rayonnement pour les années à venir. », a précisé Hélène Bailleu, directrice générale du Cégep Édouard-Montpetit et de l'ENA.

Collaboration entre le réseau de l'éducation et l'industrie

Le succès des deux antennes repose sur une collaboration étroite entre le réseau de l'éducation et les entreprises de l'industrie aérospatiale.

Les partenaires industriels se sont engagés à mettre à la disposition des étudiants des espaces de formation, des équipements, du matériel spécialisé ainsi que leur expertise afin d'offrir un environnement d'apprentissage branché directement sur les besoins de l'industrie.

Le gouvernement se réjouit de cette collaboration, qui constitue une avancée importante pour l'avenir de la formation en aérospatiale au Québec. En unissant leurs forces, le réseau de l'éducation et les entreprises mettent en place un nouveau modèle de formation qui permettra de mieux répondre aux besoins de main-d'œuvre de l'industrie et d'assurer sa compétitivité pour les années à venir.

« Cette croissance de l'ENA vient répondre au manque de travailleurs qualifiés, le principal défi de l'industrie aérospatiale. En formant davantage de techniciens, nous nous donnerons les moyens de saisir davantage d'occasions de croissance, avec des retombées économiques bénéfiques pour tout le Québec. En fournissant du matériel spécialisé, des locaux, des spécialistes et des possibilités de financement, notre écosystème démontre qu'il fait partie de la solution en matière de main-d'œuvre. Il s'agit d'un engagement fort et concret de l'industrie qui soutiendra l'ensemble de la grappe aérospatiale du Québec. », a affirmé Mélanie Lussier, présidente-directrice générale d'Aéro Montréal.

Attirer la relève

Le gouvernement annonce également un soutien financier de 830 000 $ à Aéro Montréal afin de poursuivre l'initiative Propulsion Relève Aéro Montréal, qui fait découvrir les nombreux métiers de l'aérospatiale aux jeunes, aux nouveaux diplômés ainsi qu'aux personnes qui souhaitent réorienter leur carrière.

En favorisant la découverte de ces métiers et en multipliant les occasions de formation, le gouvernement contribue à assurer une relève forte pour une industrie stratégique de l'économie québécoise.

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