
Crédit photo : Cartier
Entre volatilité des coûts, pression sur les chaînes d’approvisionnement et attentes croissantes en matière d’environnement, les entreprises manufacturières évoluent dans un contexte où chaque décision compte. Même celles qu’on ne voit plus.
L’emballage en fait partie. Derrière des palettes stables et des livraisons sans bris se cache parfois une réalité moins visible : une utilisation de matière qui dépasse ce qui est réellement nécessaire.
C’est en partant de ce constat qu’est née chez Emballage CARTIER l’initiative #Paslepoids. L’idée est simple, mais déterminante : réduire le plastique à la source, sans compromettre la performance. Concrètement, le projet vise un objectif collectif ambitieux, mais mesurable : retirer 500 tonnes de plastique des emballages d’ici 2030.
Pendant longtemps, le réflexe a été le même dans bien des entreprises : en faire un peu plus pour éviter les risques. Ajouter quelques tours de pellicule, augmenter la tension, sécuriser davantage, etc. Dans un contexte où un bris peut coûter cher, c’est compréhensible. Mais avec le temps, cette logique peut mener à un suremballage discret. Pas nécessairement visible à l’œil nu, mais bien réel lorsqu’on observe les volumes sur une année.
La question devient alors pertinente : quelle est la juste quantité de matière nécessaire pour assurer la performance? Et surtout, comment le valider?
C’est ici que la démarche développée par Emballage CARTIER prend tout son sens. Avec #Paslepoids, on passe de l’intuition à la mesure. À l’aide de notre laboratoire, différentes configurations sont testées dans des conditions qui reproduisent la réalité du transport : vibrations, chocs, compression, stabilité des charges, etc. On compare la situation actuelle à une version optimisée, en ajustant des variables comme la quantité de pellicule, le type de film ou les paramètres d’application.
Chez un de nos clients, Kerry à Granby, par exemple, ça s’est traduit par un choix stratégique : adopter une pellicule contenant de la matière recyclée post-consommation (PCR), tout en optimisant son utilisation. Résultat : une réduction de 54 % de leur consommation de pellicule étirable en un an. Aujourd’hui, les décisions ne reposent plus uniquement sur l’intuition, mais sur des résultats mesurés qui confirment ce qui fonctionne réellement.
Depuis le lancement de l’initiative, Emballage CARTIER a accompagné plusieurs entreprises dans la réduction de leur consommation de plastique, pour un total de plus de 140 tonnes, soit l’équivalent d’environ 35 éléphants d’Asie. Un chiffre parlant, mais surtout le reflet d’actions bien concrètes : des palettes optimisées, des ajustements précis, appliqués à grande échelle.
Parce que contrairement à ce qu’on pourrait penser, les gains ne viennent pas toujours de grands changements. Souvent, tout se joue dans les détails : ajuster légèrement le calibre de la pellicule, revoir le nombre de tours, modifier une méthode d’application. Sur une seule palette, l’impact est minime. Mais quand on en emballe des dizaines, voire des centaines par jour, ça prend une tout autre ampleur. Et surtout, chaque ajustement est testé et validé pour s’assurer qu’il ne compromet jamais la stabilité ou la protection des produits.
Mais, au-delà des gains opérationnels, participer à une initiative comme #Paslepoids répond à un autre enjeu : la crédibilité. Aujourd’hui, les clients et partenaires veulent comprendre ce qui est réellement mis en place pour réduire l’impact environnemental. Être en mesure de quantifier une réduction à la source, et de l’expliquer clairement devient un avantage tangible.
Certaines entreprises choisissent d’intégrer ces résultats dans leurs communications, leurs démarches ESG ou leurs échanges avec leurs clients. Non pas pour prétendre à la perfection, mais pour démontrer une progression mesurable, appuyée par des données.
Dans ce contexte, #Paslepoids devient plus qu’un projet d’optimisation. C’est aussi une façon de faire rayonner des actions concrètes, crédibles, ancrées dans les opérations. Et si votre prochaine action plus durable ne passait pas par en faire plus… mais simplement par en faire juste assez et contribuer, vous aussi, aux 500 tonnes?