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Davie amorce la construction du Polar Max à Lévis, générant des emplois et des retombées industrielles au Québec et au Canada

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Crédit photo : Site web Davie

Le chantier naval Davie a officiellement lancé le début de la construction du Polaire Max, le brise-glace polaire de nouvelle génération du Canada, à son chantier naval de Lévis. Le début des travaux marque une étape déterminante dans la livraison du prochain brise-glace polaire du pays et s'inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de construction navale (SNCN).

« Le lancement de la construction du Polaire Max à Lévis marque une nouvelle étape importante dans un projet qui progresse déjà à un rythme exceptionnel. Le Polaire Max démontre ce que peuvent accomplir des alliés de confiance lorsqu'ils unissent leurs efforts pour livrer des projets stratégiques essentiels au moment où ils sont le plus nécessaires. Nous sommes fiers de voir les travaux avancer au Canada, où ce programme contribuera à renforcer la capacité de construction navale, tout en permettant de livrer ce navire dans les délais et le budget prévus. », annonce James Davies, Chef de la direction, Davie.

À son entrée en service prévue en 2030, le Polaire Max comptera parmi les brise-glaces lourds conventionnels les plus puissants au monde. Ce navire doit permettre à la Garde côtière canadienne d'assurer une présence continue dans l'Arctique tout au long de l'année. Ses missions porteront sur le soutien aux opérations de souveraineté, la recherche scientifique, la protection de l'environnement et le ravitaillement des communautés nordiques dans des conditions maritimes extrêmes.

« Le Polaire Max est bien plus qu'un navire : il constitue un véritable moteur pour rebâtir des capacités stratégiques de construction navale au Canada et dans l'ensemble du monde occidental. Avec l'avancement des travaux à Lévis, ce programme démontre comment la collaboration industrielle entre alliés de confiance peut accélérer la livraison, renforcer les capacités souveraines et créer une valeur économique et stratégique durable. », déclare Alex Vicefield, Président et Chef de la direction, Inocea.

Retombées économiques et main-d'œuvre

Le lancement des travaux à Lévis entraîne une croissance progressive de la main-d'œuvre de l'entreprise. Le projet devrait générer plus d'un millier d'emplois à forte valeur ajoutée à Lévis, au Québec et au sein de l'industrie maritime canadienne. Des centaines de postes spécialisés seront pourvus directement au chantier durant cette phase.

« Cette étape importante franchie aujourd'hui au Québec représente une avancée majeure pour l'industrie de la construction navale au Canada et pour notre avenir maritime. Le début de la construction du Polaire Max démontre ce qu'il est possible de réaliser grâce à une collaboration solide entre le gouvernement et l'industrie. Ce projet créera de bons emplois ici, au Québec, tout en dotant la Garde côtière canadienne des capacités dont elle a besoin pour opérer dans l'Arctique tout au long de l'année. », souligne Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l'Approvisionnement.

Un réseau de fournisseurs pancanadien

La chaîne d'approvisionnement nationale a été mobilisée en amont du début officiel des travaux. Plusieurs entreprises canadiennes collaborent déjà au programme :

  • Algoma Steel (Ontario) : Production de l'acier canadien pour la superstructure.
  • Hawboldt Industries (Nouvelle-Écosse) : Fourniture d'équipements maritimes spécialisés.
  • Échafauds Plus (Québec) : Accès sécuritaire et protection de la superstructure.
  • Gregg's Marine Interiors (Colombie-Britannique) et Groupe ALMACO Inc. (Québec) : Assemblage des cabines modèles.

D’autres firmes canadiennes interviennent également dans les secteurs du soutien technique, de la distribution et de la logistique.

« Le jalon atteint aujourd'hui au chantier Davie témoigne de la capacité du Canada de construire des navires de calibre mondial et de créer des emplois de qualité à long terme pour la population. Les travaux de construction du brise-glace polaire se poursuivent et promettent de renforcer les capacités du Canada dans l'Arctique, de soutenir nos priorités en matière de défense, et de stimuler la croissance économique. En plus de contribuer à l'établissement d'une industrie de la construction navale robuste et concurrentielle, ce projet entraîne la création d'emplois de grande qualité et donne lieu à des occasions pour le secteur maritime du Québec et d'ailleurs au Canada. », confirme Mélanie Joly, ministre de l'Industrie et ministre responsable de Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Investissements et stratégie industrielle

Davie s'est engagé à investir plus de 200 millions de dollars auprès de petites et moyennes entreprises canadiennes. Ces investissements visent à renforcer les capacités industrielles nationales et le potentiel d'exportation du secteur naval. Cette stratégie, annoncée en 2025, est alignée sur la Stratégie industrielle de défense du Canada de 2026, laquelle met l'accent sur la compétitivité internationale et la capacité industrielle du pays.

« Le gouvernement du Québec est fier d'avoir soutenu Davie dans son rôle de partenaire stratégique au sein de la Stratégie nationale de construction navale. Le lancement des travaux de construction à Lévis est une grande source de fierté et un signal fort de la vigueur économique du Québec, rendu possible notamment grâce au travail remarquable du député de Lévis, Bernard Drainville. Ce projet met en valeur l'expertise de nos travailleuses et travailleurs ainsi que la solidité de notre savoir-faire industriel. Il générera des retombées économiques importantes pour la région tout en inspirant la prochaine génération à se tourner vers les métiers spécialisés et la fabrication de pointe. », affirme Samuel Poulin, député de Beauce-Sud et ministre délégué à l'Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises.

Collaboration internationale et modèle de construction

Le contrat du Polaire Max a été attribué à Davie en mars 2025 sous une structure à prix fixe. La construction se déroule simultanément au Canada et en Finlande, en collaboration avec le chantier naval d'Helsinki et la Garde côtière canadienne. Ce modèle doit permettre de réduire de plusieurs années les délais de livraison, tout en favorisant l'expansion de la main-d'œuvre canadienne sous l'égide de la SNCN.

« Le lancement des activités de construction à Lévis est une excellente nouvelle pour la ville. Le Polaire Max apportera une activité économique soutenue, des emplois de qualité et des perspectives à long terme pour notre communauté. Lévis est fière de jouer un rôle de premier plan dans la construction d'un navire qui servira le Canada et mettra en valeur notre expertise sur la scène internationale. », rajoute Steven Blaney, maire de Lévis.

Enfin, ce partenariat facilite un échange de savoir-faire : plus d'une cinquantaine d'employés participent actuellement à des rotations entre les deux pays. Ces échanges s'insèrent dans le cadre du ICE Pacte, une initiative de coopération entre nations alliées destinée à soutenir le développement des capacités industrielles en construction navale polaire.

« Il s'agit d'un moment charnière pour la Garde côtière, alors que nous modernisons notre flotte et renforçons notre partenariat avec la Défense nationale afin de protéger l'Arctique canadien et d'affirmer notre souveraineté. L'étape franchie aujourd'hui marque des progrès concrets dans la construction du brise-glace Polaire Max, un actif essentiel qui appuiera les opérations de déglaçage, l'escorte des navires et la navigation sécuritaire dans le Nord canadien. », déclare Kevin Brosseau, commissaire de la Garde côtière canadienne.

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