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L'Association minière du Québec (AMQ) considère la nouvelle entente conclue entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador concernant le développement du chantier hydroélectrique de Churchill Falls comme une occasion importante de renforcer les conditions nécessaires à la croissance économique du Québec et au développement de secteurs stratégiques comme l'industrie minière.
La nouvelle entente pourra procurer au Québec jusqu'à 10 000 MW de puissance additionnelle, soit 2 800 MW de plus que ce qui était prévu dans l'entente de principe de 2024. Cette contribution additionnelle accroitra significativement les volumes d'électricité pour le Québec. Toutefois, pour que cette énergie soutienne concrètement la réalisation de projets industriels et miniers, elle devra s'accompagner des infrastructures de transport adéquates ainsi que de conditions d'accès prévisibles, compétitives et adaptées aux besoins des entreprises.
La présidente-directrice générale de l'AMQ, Emmanuelle Toussaint, était présente à St. John's pour assister à l'annonce officielle aux côtés du premier ministre du Canada, Mark Carney, de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, du ministre fédéral de l'Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, du ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, Bernard Drainville, ainsi que de nombreux représentants du secteur énergétique et industriel.
« La présence de l'industrie minière à cette annonce témoigne du rôle central que joue notre secteur dans les grandes réflexions et annonces entourant l'avenir énergétique, industriel et économique du Québec. Les minéraux sont indispensables aux infrastructures, aux technologies, au transport et à l'électrification. Leur production repose directement sur l'accès à une énergie propre, fiable, compétitive et disponible en quantité suffisante », a déclaré Emmanuelle Toussaint.
L'accès à l'énergie constitue l'un des éléments les plus déterminants pour permettre la réalisation de nouveaux projets miniers ainsi que l'essor d'activités de transformation au Québec.
« Plusieurs mines en activité ont des projets qui nécessitent de l'énergie, que ce soit pour électrifier leurs opérations, prolonger leur durée de vie, optimiser leurs procédés ou moderniser leurs installations. À cela s'ajoutent plusieurs projets miniers à l'étude aux quatre coins du territoire, qui pourraient générer des retombées économiques majeures pour les régions et pour l'ensemble du Québec. Pour transformer ce potentiel en activités concrètes, nous devons offrir aux investisseurs un environnement concurrentiel et prévisible, ainsi qu'un accès à l'énergie adapté aux besoins du développement de notre secteur », a ajouté Mme Toussaint.
L'AMQ souligne que cette entente pourrait contribuer à soutenir le développement de projets miniers et de transformation qui créeront des emplois de qualité et généreront des retombées durables dans plusieurs régions du Québec.
L'Association rappelle toutefois que l'énergie n'est qu'une partie de l'équation. Pour pleinement tirer profit de cette occasion, le Québec devra continuer à améliorer l'ensemble des conditions qui influencent les décisions d'investissement, notamment l'efficacité des processus d'autorisation, la disponibilité des infrastructures de transport, l'accès à la main-d'œuvre ainsi que la prévisibilité et l'efficacité du cadre réglementaire.
« Le véritable potentiel de cette entente se mesurera à notre capacité collective de mettre cette énergie propre au service du développement responsable de nos ressources minérales, de la création d'emplois de qualité et du développement des régions du Québec. Dans un contexte où les gouvernements parlent de sécurité énergétique, d'électrification et de développement économique durable, il est essentiel que cette énergie puisse également soutenir les projets qui contribueront à la prospérité des communautés et à la vitalité économique du Québec », a conclu Mme Toussaint.