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La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) et l'Association des SDC de Montréal dressent un portrait de la situation économique des entreprises montréalaises à la suite de l'élection municipale. Le nombre d'entreprises recule dans l'agglomération, les locaux commerciaux et industriels affichent des taux d'inoccupation en hausse et de nouvelles augmentations de taxes sont prévues. Les deux organisations demandent à l'administration municipale de tenir compte de la situation des PME dans l'élaboration de son budget 2027.
Plusieurs indicateurs témoignent des difficultés rencontrées par les entreprises montréalaises :
Selon un sondage de la FCEI mené en 2026 auprès de 878 propriétaires de PME de Montréal, 76 % des répondants placent le fardeau fiscal total parmi leurs principales préoccupations. La réglementation et la paperasse arrivent au deuxième rang, avec 62 %, suivies de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée, à 55 %. Près d'un entrepreneur sur deux (49 %) se préoccupe également du coût du gouvernement local.
« Aujourd'hui, un commerçant montréalais paie, pour la même valeur foncière, plus de quatre fois ce que paie un propriétaire résidentiel. Il y a un an, les Montréalais ont élu une administration qui promettait de limiter les hausses de taxes et d'être à l'écoute des entrepreneurs. Le budget 2027 sera un vrai test. Les PME ne peuvent plus servir de guichet automatique pour les recettes de la Ville », affirme Vincent Pâquet, directeur pour le Québec à la FCEI.
La FCEI et l'Association des SDC de Montréal demandent à l'administration Martinez Ferrada d'accorder une place prioritaire aux PME dans son budget 2027. Elles souhaitent notamment que les décisions budgétaires tiennent compte de la situation des commerces et des artères commerciales, sans entraîner de nouvelles augmentations importantes du fardeau fiscal des entreprises.
« Nos artères commerciales et nos districts d’affaires font vivre Montréal. Pour les entreprises qui y sont établies, le poids des taxes et la complexité des démarches administratives réduisent la marge de manœuvre pour investir et se développer, tandis que les locaux vacants fragilisent la vitalité des quartiers. Le budget 2026 visait à maintenir l’augmentation des taxes non résidentielles à l’inflation et à réduire l’écart entre le résidentiel et le non résidentiel. Nous avons tout intérêt à poursuivre dans cette voie et à créer des conditions qui donnent aux entrepreneurs la confiance de rester et l’envie de s’établir à Montréal. Le prochain budget est l’occasion de traduire cette ambition en gestes concrets », souligne Sébastien Ridoin, directeur général de l’Association des SDC de Montréal.