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Extrait de "Coupage et
procédés oxygaz" aux éditions Reynald Goulet
Équipements et accessoires pour l'oxycoupage
(suite et fin)
Guides mécaniques
Des
guides mécaniques sont utilisés afin de faciliter la maîtrise de la
position du chalumeau. Ces guides ne permettent pas de contrôler la
vitesse de l'opération de coupage. Pour cette raison, l'opérateur
doit être très habile; sinon, des coupes grossières et irrégulières
peuvent en résulter. Pour réaliser des coupes droites, un dispositif
de guidage simple du chalumeau peut être mis en place. Un collier en
fer plat peut être placé sur le chalumeau et un morceau de cornière
fixé sur la pièce à couper afin de réaliser une coupe droite, comme
illustré à la figure 3-16.
Un autre système de guidage très répandu utilise une ou deux
roulettes en acier montées sur la buse afin de réduire le
frottement. Cet accessoire permet au soudeur de suivre une
trajectoire tout en maintenant une longueur de flamme constante
(distance de la buse à la pièce) tout au long de la ligne de coupe.
Un
gabarit métallique peut être utilisé pour le découpage de plusieurs
pièces de forme irrégulière. Ces gabarits, qui peuvent être
magnétiques, sont fixés sur la tôle à découper. La buse est
maintenue en contact avec le gabarit et déplacée sur son pourtour
extérieur afin d'obtenir la coupe adéquate.
Pour
découper des arcs de cercle ou des cercles complets, on peut
utiliser un guide circulaire. Ce dispositif est constitué d'une tige
de longueur réglable avec une pointe de centre pivotante et un
accessoire de fixation de la buse. La figure 3-17 illustre un guide
pour coupe circulaire.
Chariots motorisés
Un
chariot avec moteur électrique et des rails de guidage peuvent être
utilisés pour les coupes droites de grande longueur. Le chariot se
déplace le long de sa trajectoire à la vitesse souhaitée grâce à son
moteur d'entraînement à vitesse variable. Les rails peuvent être
rigides ou flexibles, ce qui permet de suivre une courbe.
Habituellement, le chariot est muni de quatre roues, l'une d'entre
elles est entraînée par le moteur à vitesse variable, deux autres
sont pivotantes pour suivre les rails, la quatrième étant libre. Les
rails peuvent être fixés sur la pièce au moyen d'aimants de forte
puissance (figure 3-18). Certains chariots sont conçus de telle
sorte qu'ils restent sur les rails en toutes positions. Dans le cas
où un chalumeau ou une torche de soudage sont montés sur le chariot,
celui-ci peut alors suivre horizontalement de grands joints soudés
pour réaliser soit des coupes, soit des soudures. Les rails peuvent
également être montés de telle manière que le chariot et le
chalumeau se déplacent verticalement.
Le
chalumeau à flamme oxygaz ou la torche à arc électrique sont
disposés en porte-à-faux par rapport au chariot. Le montage permet
d’en régler latéralement la position. Ce réglage peut être obtenu à
l'aide d'un coulisseau ou d'un système pignon-crémaillère. La torche
ou le chalumeau sont fixés à l'extrémité de la partie mobile (figure
3-19).
La
position de la buse est également réglable au moyen d'un système
pignon-crémaillère afin de la rapprocher ou de l'éloigner de la
pièce. Le chariot motorisé dispose d'un interrupteur marche/arrêt,
d'un système de réglage de la vitesse, d'un inverseur avant/arrière
et d'un bouton ou d'un embrayage de mise en route. La figure 3-20
montre un chariot à entraînement électrique utilisé sur rails
droits. Les rails employés avec ce chariot sont fixés sur la pièce à
l'aide de puissants aimants. Les rails sont utilisables pour le
coupage ou le soudage en toutes positions, suivant un tracé
rectiligne. Le dispositif peut produire des soudures continues ou
discontinues. Avant d'utiliser un chariot motorisé, l'opérateur doit
débrayer le chariot et le déplacer à la main sur toute la longueur
de la coupe. Cette action doit être effectuée afin de s'assurer que
les tuyaux ou les fils électriques reliés au chariot ne
s'accrocheront nulle part au cours de l'opération de coupage.
Un
chalumeau de coupage original est illustré à la figure 3-21. Ce
chalumeau dispose d'un moteur à vitesse variable intégré dans le
corps du chalumeau. Les robinets d'oxygène, de gaz combustible et
d'oxygène de coupe sont disposés suivant des positions classiques.
Un volant, actionné par le moteur situé dans le corps du chalumeau,
est monté sur la tête du chalumeau. Cette dernière peut être
orientée au moyen d'une molette placée à sa partie supérieure. Ce
chalumeau peut être réglé afin de se déplacer à la vitesse souhaitée
et orienté manuellement le long d'une trajectoire rectiligne ou
courbe, en fonction des exigences.
Dispositifs de suivi de trajectoire
Dans le cas des dispositifs de suivi de trajectoire, on utilise une
source lumineuse pour suivre une trajectoire tracée sur un modèle.
Le tracé peut mesurer aussi peu que 1,0 mm (0,040 po) d’épaisseur.
Un
spot lumineux est dirigé sur le tracé du modèle. Une partie de la
lumière est renvoyée vers une cellule photoélectrique, qui produit
un courant de faible intensité. Ce courant s’amplifie et actionne
deux servomoteurs placés dans le dispositif de suivi. Les mouvements
du dispositif de suivi en X (longitudinal) et Y (transversal) sont
commandés par ces deux servomoteurs et permettent au dispositif de
suivre en permanence le tracé du modèle (figure 3-22). Le dispositif
de suivi électronique est habituellement utilisé avec un ou
plusieurs chalumeaux coupeurs montés sur une poutre en porte-à- faux
disposée au-dessus de la table de coupage. La poutre supportant le
ou les chalumeaux dispose également de deux servomoteurs pour
commander le mouvement de la poutre et des chalumeaux suivant les
axes X et Y. Lorsque le dispositif électronique de suivi se déplace,
il envoie des signaux aux servomoteurs de la poutre. Ces
servomoteurs agissent ensuite pour déplacer la poutre et les
chalumeaux afin que la découpe de la pièce soit identique au modèle
par le dispositif de suivi (figure 3-23). Le modèle peut être un
tracé ou il peut être découpé dans un matériau foncé et disposé sur
un fond blanc.
Le
circuit électronique est conçu de telle manière que la direction
dans laquelle le servomoteur de direction (moteur rotatif) tourne
est déterminée par la lumière renvoyée depuis la surface du gabarit,
comme illustré à la figure 3-24. Lorsque la source lumineuse est
réfléchie vers la cellule photoélectrique à partir de la surface
noire, le servomoteur tourne dans une direction. Lorsque la lumière
est réfléchie à partir de la surface blanche, le servomoteur tourne
dans la direction opposée. Le servomoteur ne provoque pas de
changement de direction lorsque la source lumineuse est renvoyée à
parts égales depuis la surface noire et la surface blanche (comme
lorsque la source lumineuse se situe juste sur la bordure ou sur le
tracé du gabarit).
Le point lumineux qui suit le gabarit est dirigé légèrement en avant
de la position du chariot. Ceci donne le temps au servomoteur de
modifier la position de la roulette de direction lors des
changements de forme.
Si le point lumineux suit une ligne droite sur le gabarit, la
lumière renvoyée se partage de manière égale entre la partie noire
du gabarit et l'arrière-plan de couleur blanche. Le servomoteur
n'est pas activé pour modifier la direction : il reste à l'état
neutre. Lorsque le point lumineux arrive sur une courbe du gabarit,
il quitte la partie noire. La cellule photoélectrique reçoit alors
davantage de lumière de l'arrière-plan blanc. Le servomoteur est
alors activé et il modifie la direction de la roulette d'orientation
afin de ramener le point lumineux sur le pourtour du gabarit. Si la
trajectoire continue de se modifier, la roulette d'orientation
ramène en permanence le chariot et le point lumineux vers la
position neutre, en bordure du gabarit. Ce type de chariot
électronique permet de suivre un gabarit de forme complexe ou
irrégulier avec une grande précision.
Une
autre méthode pour commander de manière automatisée un ou plusieurs
chalumeaux coupeurs de façon simultanée consiste à utiliser un
traceur magnétique. Ce dispositif utilise un gabarit en acier et un
dispositif de suivi magnétique (galet suiveur). Le suiveur est
généralement une roulette cylindrique moletée en acier, entraînée
par un petit moteur. Le mécanisme de suivi et le ou les chalumeaux
sont reliés mécaniquement. En tournant, entraîné par son mécanisme,
le dispositif de suivi se déplace le long du gabarit en restant à
son contact. Quand le dispositif de suivi se déplace, il suit le
gabarit et le ou les chalumeaux se déplacent également en coupant le
métal à la même forme que celle du gabarit (figure 3-25).
Une unité de commande est utilisée pour régler la vitesse de
rotation du galet suiveur. Lorsque la vitesse de rotation augmente,
la vitesse d'avance du galet suiveur par rapport au gabarit augmente
également. La vitesse d'avance du chalumeau coupeur augmente aussi,
dans la mesure où il se déplace à la même vitesse que le galet
suiveur.
Chalumeaux multiples
Il
existe de nombreux cas dans lesquels il est nécessaire de réaliser
plus d’une pièce métallique de forme très particulière. Dans ces
cas, deux ou plus de deux chalumeaux peuvent être montés sur une
machine de découpage, comme illustré aux figures 3-23 et 3-26. Les
chalumeaux doivent être montées avec soin afin d’assurer une bonne
précision des coupes. La figure 3-27 illustre un dispositif qui
permet d’effectuer deux coupes en même temps à l’aide d’un chalumeau
déplacé manuellement ou mécaniquement. Dans le contexte industriel
actuel, les chalumeaux montés sur des machines automatiques
représentent un élément primordial pour la fabrication en série de
composants (figure 3-28).


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