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Mauricie • Lanaudière
JOLIETTE –Vous croyez que les grands centres urbains, comme Montréal, sont les endroits parfaits pour faire des affaires ? Si on se fit au dernier palmarès de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), rien n’est plus faux. Ce serait plutôt les petites villes qui remporteraient la palme. C’est le cas de l’agglomération de Joliette qui a obtenu la première place de ce palmarès au chapitre des villes québécoises et le troisième rang des villes canadiennes, tout juste derrière Saskatoon en Saskatchewan et Grande-Prairie en Alberta.
Pour établir son palmarès, la FCEI a mesuré 12 indicateurs dont le
nombre d’entreprises en démarrage, les perspectives des
entrepreneurs, les coûts et les règlements de l’administration
locale et le rendement commercial futur. Ce n’est pas tant le nombre
d’entreprises en démarrage qui a permis à Joliette d’obtenir le
fameux titre, mais plutôt le positivisme des hommes et femmes
d’affaires. En effet, 44 % des petites et moyennes entreprises
joliettaines s’attendent à une performance plus forte que l’année
dernière. Par ailleurs, 35 % d’entre elles s’attendent à devoir
embaucher du personnel à temps plein au cours de 2010. « En ce qui
concerne le démarrage d’entreprises, la balance est tout prêt de
zéro, c’est-à-dire que le nombre de PME en démarrage est quasiment
le même que celles qui ferment ou qui s’en vont. Ce qui est
intéressant chez nous, c’est que les entrepreneurs gardent le moral.
Ils sont positifs face à l’avenir. Il faut dire que la crise
économique a moins frappé ici qu’ailleurs, car les entreprises sont
des petites PME très diversifiées qui exportent peu, donc elles sont
moins dépendantes du marché extérieur », mentionne Olivier Goyet,
directeur général du Centre local de développement Joliette (CLD).
L’accueil, la présence d’une main-d’œuvre qualifiée, la possibilité
d’obtenir des terrains et des immeubles à coût moins élevé que dans
les grands centres urbains, des taxes moins onéreuses et surtout, un
service hydroélectrique indépendant rendraient Joliette « sexy » aux
yeux des entrepreneurs. Des avantages qui ont fait pencher la
balance pour Richard Bureau, président et propriétaire de
Maintenance Suprême RB, une entreprise de fabrication et de
réparation de chariots d’épicerie et d’hôpitaux, qui s’est installée
à Joliette au cours de l’été dernier. « Depuis 2000, nous étions à
Montréal. Nous souhaitions agrandir l’entreprise, donc nous avons
décidé de regarder ailleurs. C’est grâce à Jean-François Hénault du
CLD de Joliette que nous sommes ici. Il nous a aidés à trouver une
bâtisse et la ville ne nous a causé aucune embûche. Au contraire, je
peux dire que nous avons été très bien reçus. Le gars
d’Hydro-Joliette est même venu nous serrer la main, on ne voit
jamais cela de la part d’Hydro-Québec. Nous avons même reçu le titre
d’entrepreneur du mois d’août, ce qui était une première pour nous.
Il y a de la chaleur humaine et un réseau tissé serré de gens qui
s’entraident », raconte M. Bureau.
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