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Montréal • Laval
Le secteur des technologies de l’information et des télécommunications (TIC) a le vent dans les voiles. Au cours des dix dernières années, cette industrie croît trois fois plus rapidement que l’ensemble des autres secteurs et connaît même une hausse de 50% de ses activités depuis cinq ans. C’est du jamais vu. En 2008, trois emplois sur quatre étaient regroupés à Montréal. Dans son ensemble, cette industrie embauche quelque 116 000 employés à travers 5 000 entreprises, dont la majorité compte 10 travailleurs et moins.
Selon TechnoMontréal, qui regroupe une quinzaine de partenaires du
milieu et dont le mandat vise à développer et soutenir l’industrie
des technologies de l’information, la grappe des TIC constitue le
plus important secteur technologique du Montréal métropolitain en
termes de revenus, d’emplois et de nombre d’entreprises. Tout
récemment, Québec a annoncé la création de trois fonds d’amorçage
totalisant 125M$ visant le développement de sociétés technologiques.
Une autre enveloppe budgétaire de 825M$ provenant du financement des
fonds québécois de capital de risque, en collaboration avec le Fonds
de solidarité et la Caisse de dépôt et placement du Québec,
permettra d’assurer la croissance et le développement international
des entreprises innovantes au cours des prochaines années.
Plaque tournante
Selon TechnoMontréal, les technologies de l’information et des
communications joue un rôle prépondérant dans le développement
économique non seulement de Montréal, mais du Québec aussi. Des
revenus de 25 milliards de dollars ont été engendrés en 2008 et les
projections économiques sont appelées à augmenter au cours des
années qui viennent, selon une étude de Perspectives des
technologies de l’information de l’OCDE 2008. À l’échelle
planétaire, on indique que les dépenses en TIC ont progressé de 9,6%
par an de 2003 à 2007, atteignant 3 4333 milliards US$ en 2007.
Produits électroniques
Dans le sous-secteur des produits électroniques, le Regroupement de
l’Industrie électronique note que les petits fabricants, qui ont des
niches bien spécialisées et qui produisent à faibles volumes,
semblent bien fonctionner compte tenu de la situation économique.
«Outre des entreprises majeures comme Triton Électronique et Salmina
qui éprouvent des problèmes en raison des difficultés de Nortel, je
n’entends pas de mises à pied chez les PME», indique la présidente
de l’association, Geneviève Ouellet. «À mon avis, le problème réside
dans le manque de confiance du marché. Les gens ne croient pas qu’il
va se maintenir et les contrats sont alloués à l’intérieur d’un
délai d’un mois au lieu de six comme c’était le cas auparavant».
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