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Estrie • Montérégie
Il y a à peine une dizaine d’années, bon nombre d’incrédules associaient l’industrie éolienne à un rêve environnementaliste utopique. Qu’à cela ne tienne, plusieurs entrepreneurs québécois ont tiré leur épingle du jeu au sein de cette prospère industrie. D’ailleurs, l’éolien est la source d’énergie qui connaît la plus forte croissance sur la planète. Quant aux réserves de combustibles fossiles, elles s’amenuisent de jour en jour et le prix du carburant ne cesse de fluctuer en fonction de l’offre et de la demande, voire sans rime ni raison. Quelle triste réalité! Ainsi, ce sont les technologies avant-gardistes qui auront désormais la cote. En conjuguant son potentiel éolien et hydroélectrique, le Québec se positionne donc avantageusement sur l’échiquier mondial; et que les sceptiques soient confondus.
Comme l’énergie engendrée par le vent est l’une des plus durables,
le Québec a beau jeu d’investir dans de telles technologies
novatrices. À vrai dire, rien ne représente mieux le concept de
développement durable qu’une éolienne: il s’agit d’une forme
d’énergie perpétuellement renouvelable qui ne rejette aucune
émission polluante durant son fonctionnement, le meilleur des deux
mondes quoi! Qui plus est, selon une étude menée par le Conseil
mondial de l’énergie sur les politiques énergétiques, «pour répondre
à la demande en énergie de tous les habitants de la planète, l’offre
doit doubler d’ici 2050». Voilà un constat qui porte à réflexion.
Au Canada, l’industrie éolienne compte plus de 150 entreprises dont
près du tiers oeuvre à titre de conseillers techniques. On évalue
qu’environ 1 000 emplois sont reliés à ce secteur d’activités et ce
nombre pourrait grimper à 1 500 dans un avenir rapproché. De plus,
selon le Global Wind Energy Outlook, le marché de l’énergie éolienne
«représentera 230 000 mégawatts au plan international et 3% de la
production énergétique mondiale d’ici 2020», rien de moins. Quant au
Québec, d’après les données du TechnoCentre éolien, sa production
globale d’énergie éolienne s’élèvera à 4 300 mégawatts d’ici les six
prochaines années. L’Estrie et la Montérégie, qui ne sont pas
reconnues pour leur potentiel éolien, font néanmoins bonne figure
avec une production combinée qui est de l’ordre de 700 mégawatts.
Une firme estrienne se démarque
C’est à Bromont, dans l’ancienne usine de Hyundai, qu’AAER, une
firme spécialisée dans la conception et la fabrication d’éoliennes
de forte puissance, a élu domicile. L’entreprise est non seulement
le seul fabricant d’éoliennes canadien de plus d’un mégawatt, mais
elle a également créé une centaine d’emplois pour développer une
expertise unique au Québec. Les dirigeants ont notamment investi 35
millions de dollars pour l’achat et le transfert de technologies
mises au point par Furhlander-Pfleiderer GmbH & Co, un chef de file
en matière d’énergie éolienne.
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