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Outaouais •
Laurentides
Pour rester debout devant les géants mondiaux du plastique et du caoutchouc, les entreprises locales doivent rivaliser d’ingéniosité et d’innovation. En Outaouais et dans les Laurentides, l’investissement dans la qualité du produit devient comme chez bien d’autres industriels, la meilleure porte de sortie pour rester debout dans une économie mondiale en pleine révolution. Le jour où les économies canadienne et américaine seront davantage harmonisées permettra une plus grande compétitivité.
L’incertitude gagne les industriels du milieu du plastique et du caoutchouc en Outaouais et dans les Laurentides. La hausse du dollar canadien, «l’invasion» asiatique et la fermeture du marché américain sont au cour des défis de cette industrie qui ne peut plus seulement compter sur les États-Unis pour se développer.
Depuis son bureau de Terrebonne, dans les Basses-Laurentides, le propriétaire de Simfer industriel Doug Sharpe va au-delà du cliché du Péril jaune et évoque le manque d’ouverture des Américains. «Le dollar canadien a pris 20% de sa valeur au cours des douze derniers mois. Cela veut dire que notre marchandise est 20% plus chère pour eux. Le marché américain doit quand même s’ouvrir à nous parce que pour l’instant, la Chine est notre acheteur. Sinon, ce sont les Américains qui ne survivront pas. Ça prend un mariage des deux économies nord-américaines».
Simfer se spécialise dans le découpage à l’emporte-pièce de joints d’étanchéité et de rondelles et coussins à partir de tous les types de matériaux. «On investit par exemple dans de nouvelles machines qui assurent un temps de cuisson du plastique et du caoutchouc plus uniforme», rajoute M. Sharpe qui se bat tous les jours contre les producteurs de l’Europe, de la Chine et des Amériques. «C’est une guerre économique. C’est devenu mondial, pas juste avec la Chine, analyse celui qui voit une vive concurrence de la part des Tchèques, des Polonais et, à une plus grande échelle, des Mexicains.
Recyclage
Informatique
Les quantités phénoménales de déchets informatiques et électroniques que produisent les pays développés avec leurs ordinateurs sont aujourd’hui devenues une source de «matière première» pour des entreprises spécialisées en recyclage. En Outaouais, le Centre de formation en entreprise et recyclage (CFER) allie formation, aspect environnemental et activité économique. Le directeur général du Centre de formation, Alain Breton, évalue entre «150 et 200 tonnes de plastique envoyées en ballot vers la région de Montréal pour y être transformées en poudre, puis recyclées en tissus synthétiques ou en tapis».
Ses étudiants apprennent à démonter les ordinateurs dépassés par la technologie et acquièrent une expérience de travail lors des 1 800 heures de cours pratiques et théoriques. «Depuis 2004, le CFER a initié un virage opérationnel important en délaissant le tri des matières recyclables au profit d’une nouvelle activité: le recyclage des vieux ordinateurs», explique M. Breton.
L’organisme a une entente avec la ville de Gatineau, ainsi qu’avec
une vingtaine d’autres municipalités de la région pour la
récupération des équipements informatiques.
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