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L’Équibar: la seule barre bio au pays revient en
force
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Par David Prince |
Née en 2002, par deux passionnés de produits
biologiques, Pierre Trahan et Josée Gagné, l’Équibar, - la seule
barre certifiée biologique fabriquée au Canada - a eu des débuts
modestes, voire difficiles. Après avoir déclaré faillite en janvier,
l’entreprise revient en force. L’avenir semble prometteur pour cette
entreprise qui œuvre dans un secteur spécialisé et en forte
croissance.
La présidente de Bioetik qui produit l’Équibar,
Josée Gagné, explique que l’entreprise est partie de rien il y a
cinq ans et, que les dépenses en recherche et développement et en
promotion ont fait mal, ce qui a mené au manque de liquidité et à la
faillite du début de l’année. «Nous commercialisons un produit
unique dans une niche spécialisée. Il a donc fallu investir beaucoup
pour le faire connaître. En le relançant, nous nous sommes associés
à des gens d’expérience qui croyaient en nous, Pierre-Marc Tremblay
des entreprises Commensal et au FIER Témabi. Nous avons des bases
plus solides avec un marketing plus agressif et mieux ciblé. Jusqu’à
présent, la réponse est très bonne», affirme Mme Gagné, qui a
relancé l’entreprise en mars.
L’Équibar se veut un choix santé pour gens pressés, personnes
intolérantes à certains produits comme le lactose, ou pour les
sportifs qui veulent retrouver un deuxième souffle. «C’est une barre
énergétique que l’on ne doit pas avoir peur de manger à toute heure
du jour. Elle offre tout ce que le corps a besoin en une journée,
sans gras trans, sans OGM et sans cholestérol. Les super moms qui
sont actives, surmenées et préoccupées par leur santé sont une
clientèle naturelle», indique Mme Gagné. L’Équibar est disponible en
huit saveurs dont la nouvelle amande et framboise.
À l’origine, Bioetik est passée à deux doigts de s’établir à
Ste-Hyacinthe, où Mme Gagné et M. Trahan ont suivi une formation au
Centre de recherche et développement des aliments. Les dirigeants de
l’entreprise ne cachent pas que le développement aurait peut-être
été plus facile dans cette région alimentaire par excellence.
Cependant, le choix de Rouyn-Noranda était naturel. «Nous venons
d’ici et nous aimons beaucoup la qualité de vie abitibienne. Nous
sommes une entreprise respectueuse de l’environnement et ici, les
terres agricoles sont relativement vierges. Elles n’ont pas reçu
beaucoup de pesticides et d’engrais. Ce que nous aimerions, c’est
que se greffent autour de notre entreprise plusieurs producteurs de
petits fruits biologiques, ce qui permettrait de réduire nos frais
de transport et d’approvisionnement», fait valoir Mme Gagné. Ce
choix de Rouyn-Noranda a cependant son revers. Les propriétaires ont
dû débourser beaucoup d’argent pour voyager et participer à des
Salons alimentaires au Canada.
D’ailleurs, Bioetik caresse plusieurs projets de développement pour
faire le séchage des petits fruits biologiques. «Il y a une forte
demande mondiale. Je suis certaine que la région pourrait devenir un
joueur important dans ce domaine prometteur, mais il faudra que les
producteurs, le ministère de l’Agriculture et les transformateurs
tissent des liens plus serrés qu’actuellement. C’est une occasion
unique de diversifier l’économie régionale», estime-t-elle.
Partout au Canada
Déjà numéro un dans son domaine au Québec, l’Équibar se lance
maintenant à la conquête du reste du Canada. «Nous sommes déjà
présents dans les grandes chaînes alimentaires du Québec et nous
sommes sur le point de faire de même en Ontario. Faire notre place
sur les tablettes prend du temps, mais ce sera bénéfique.
Auparavant, nous n’étions présents que dans les boutiques
spécialisées», raconte Mme Gagné. Bioetik fait aussi affaire avec
des distributeurs dans l’Ouest du pays. «Notre plus gros défi est
d’aller chercher de nouveaux consommateurs. Une fois que les gens
ont goûté à nos produits, ils y sont fidèles. D’ailleurs, dans les
semaines qui ont suivi notre passage à l’émission L’Épicerie, nos
ventes ont bondi et se sont ensuite maintenues, signe que les gens
ont aimé», raconte Mme Gagné.
L’usine de Bioetik a une capacité de production de 60 000 barres par
semaine, mais ne fonctionne qu’à 25% de sa capacité. «Parallèlement
à l’augmentation des ventes de l’Équibar, nous travaillons à
développer de nouvelles saveurs qui seront vendues sous la marque
Commensal, ce qui devrait permettre d’augmenter notre production.
Les défis pour les prochains mois seront donc nombreux, mais nous
sommes mieux outillés cette fois-ci pour y faire face», mentionne
Mme Gagné.

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