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Industrie du textile
Au Québec, le textile technique et le textile à valeur ajoutée sont les deux voies d’avenir de cette industrie au cours des prochaines années. Et à cet égard, le Québec est déjà largement reconnu à l’échelle mondiale pour la qualité de ses produits. C’est du moins ce que soutiennent Jacek Mlynarek, président-directeur général et Mathieu Rodrigue, directeur de la commercialisation et de la valorisation chez le Groupe CTT.
Le Groupe CTT, qui joue un rôle de premier plan dans le développement des entreprises textiles, géosynthétiques et para-textiles, regroupe quelque 100 industriels. Son mandat est d’innover, de stimuler la prochaine vague et de mettre sur pied d’autres stratégies pour contrecarrer la menace chinoise.
Textile technique
Textile intelligent
Voilà une autre voie d’avenir. Des chercheurs du Groupe CTT poursuivent leurs travaux pour mettre au point deux types de textile intelligent: l’un, chimique et le second, microélectronique. Dans le premier cas, il s’agit d’un textile qui pourra détecter la température corporelle d’un individu, à un endroit précis, où il y a problème quelconque de santé. Dans le deuxième exemple, la structure même du textile sera composée d’éléments microélectroniques capables de déterminer diverses fonctions du corps dont celle de la fréquence du pouls. «Ce qui sera très utile dans le secteur de la santé. À l’heure actuelle, nous développons également un textile antibactérien pour protéger les usagers et travailleurs en milieu hospitalier».
Période sombre
Le textile vestimentaire est en déclin du fait qu’il est intimement lié aux opérations d’assemblage et à la couture. L’industrie traditionnelle du vêtement s’est déplacée dans les pays émergents en raison des faibles coûts de main-d’œuvre. «Nous pouvons dire que l’épuration est complétée. Il y a même des entreprises qui sont en croissance depuis 2000».
Carte routière
Pour assurer de maintenir un pas en avant à ses membres devant la concurrence chinoise, le Groupe CTT et certains de ses partenaires mettent au point ce qu’ils appellent une carte routière pour indiquer aux industriels les tendances, les marchés et les concurrences mondiales à surveiller. «Nous développons ce projet depuis un an. L’industrie n’a pas de vision stratégique à court, moyen et long terme. Cette carte va lui permettre de se diriger dans son développement pour trouver des niches spécialisées et mieux se positionner», conclut M. Mlynarek.
Le textile procure plus ou moins 40 000 emplois à travers quelque 250 entreprises québécoises.
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