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Nouvelles mesures gouvernementales visant
l’industrie du pétrole
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Par Cynthia Côté
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Le gouvernement du Québec met, d’une part, des
bâtons dans les roues de l’industrie du pétrole mais tente, de
l’autre part, de satisfaire l’opinion publique quant au prix payé à
la pompe pour le litre d’essence. Les nouvelles mesures mises en
place récemment par le gouvernement nuiront-elles à l’industrie?
Le gouvernement du Québec a annoncé, récemment,
sept nouvelles mesures visant à «assurer une plus grande
transparence des prix de l’essence», qui connaissent des
fluctuations importantes depuis les deux dernières années.
Ces actions volontaires constituent également la réponse promise par
le ministre Béchard, afin de s’assurer que les pétrolières ne
refileront pas la nouvelle taxe verte de 0,8¢/litre aux
consommateurs. Face à la méfiance actuelle de l’opinion publique
envers le secteur pétrolier, l’industrie se dit toutefois heureuse
des nouvelles mesures. «Le consommateur sera mieux informé sur le
fonctionnement du marché de l’essence», a confié à La Presse Sonia
Marcotte, de l’Association québécoise des détaillants indépendants.
Taxe verte
Une nouvelle taxe verte, en vigueur dès octobre prochain, sera
implantée afin de financer le plan québécois de lutte contre les
changements climatiques. Elle s’appliquera aux distributeurs
québécois de pétrole, d’électricité générée avec du mazout et de gaz
naturel. Elle atteindra 0,008$ pour chaque litre d’essence vendu au
Québec et 0,0094$ pour chaque litre de diesel.
Ultimement, le gouvernement pense ainsi pouvoir percevoir 200
millions de dollars par année, qui seront versés directement au
Fonds vert, afin de financer des mesures de réduction des émissions
de gaz à effet de serre.
La Ministre Beauchamp a dit croire que l’industrie pétrolière, qui
est très rentable, était capable d’encaisser une telle taxe et ce
sans la refiler au consommateur. «Nous en appelons à cette industrie
pour que tout soit fait pour éviter que ce soit le consommateur qui
paie cette redevance. Nous pensons qu’il y a des marges de manoeuvre
à l’intérieur de l’industrie pétrolière pour qu’elle soit en mesure
de faire cette contribution, au nom de l’environnement».
Les Pétroles Therrien
Forte de ses quarante années d’expérience dans le marché de produits
pétroliers, Pétro-T est la plus importante pétrolière indépendante
privée au Québec. Elle se distingue notamment par la synergie
qu’elle a su créer entre les divers secteurs de l’industrie
pétrolière. Pétro-T est une organisation stratégiquement intégrée
oeuvrant principalement dans la commercialisation de produits
pétroliers. Le réseau Pétro-T compte plusieurs stations-service
réparties un peu partout à travers la province de Québec.
Pétro-T a également su se positionner par ses autres activités. Bien
que majoritairement en opération dans la vente d’essence automobile,
elle se démarque, entre autres, par sa division de carburant pour le
monde de l’aviation. Cette division couvre une grande partie du
territoire québécois dans les aéroports, les héliports et les
hydrobases.
L’autonomie quasi absolue de l’entreprise est aussi garantie par une
participation au sein d’un important consortium d’importation de
produits pétroliers, soit le Groupe Pétrolier Norcan. Situé au port
de Montréal, Norcan possède le plus important terminal marin
indépendant pour l’importation des produits pétroliers au Canada.
Fondée en 1964 et dirigée par des gens de la région centricoise,
Pétro-T contribue à la création de plus de 900 emplois directs et
indirects. Pétro-T dispose des ressources nécessaires pour s’imposer
comme joueur incontournable sur le marché pétrolier québécois.
Selon le président-fondateur et chef de l’exploitation, M. Léo-Paul
Therrien, «l’expansion de l’entreprise a été rendue possible grâce à
notre politique de réinvestissement, à nos bases solides et à la
contribution de nos employés qui partagent notre vision et qui nous
incitent à relever de nouveaux défis».
Une réussite régionale qui s’illustre sur le plan national, voilà un
modèle à suivre pour les entreprises de l’industrie du pétrole pour
contrer les effets que provoqueront prochainement les nouvelles
mesures gouvernementales.
L’industrie du pétrole au Centre-du-Québec, en bref
L’industrie de l’énergie du Centre-du-Québec assure près de 1 900
emplois directs, dont la majeure partie se retrouve dans les
secteurs de l’électricité et de la distribution des produits
pétroliers. Ces emplois représentent 4,6 % des emplois totaux en
énergie au Québec. La région compte également 196 stations
distributrices de carburants en service, ce qui représente 4,6% de
l’ensemble des établissements de distribution de carburants au
Québec.
L’industrie en perspective (1)
L’industrie de la fabrication de produits du pétrole et de produits
chimiques est un regroupement de deux industries. D’une part, la
fabrication de produits du pétrole comprend les usines de raffinerie
du pétrole, de fabrication d’asphaltage ou de produits connexes.
D’autre part, la fabrication de produits chimiques couvre un vaste
éventail d’industries qui vont de la fabrication de pesticides,
d’engrais et d’autres produits chimiques agricoles à celle de la
fabrication de peintures, de revêtements et d’adhésifs, en passant
par les industries de fabrication de produits pharmaceutiques et de
médicaments.
La production de cette industrie est en expansion rapide. Elle s’est
accrue de 5% en 2005, de 19% depuis 2000 et de 64% depuis 1997. Les
exportations internationales ont suivi le mouvement. Ainsi, leur
valeur a bondi de 15% en 2005 et de près de 50% en cinq ans. Depuis
1992, elle a presque quadruplé.
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(1) Ministère de l’Emploi et de la
Solidarité Sociale;
Caractéristiques de l’emploi du secteur et évolution depuis
1987 |
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