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Forêt: les entreprises Par David Prince L’Abitibi-Témiscamingue a deux cœurs et il y en a un qui a des palpitations. Pas moins de 14 des 19 scieries de la région ont fermé leurs portes en plus de trois usines de transformation du bois.
À Lebel-sur-Quévillon, par exemple, la scierie et l’usine de pâte sont fermées, ce qui a mené au chômage quelque 550 travailleurs dans ce village comptant 3 000 habitants. Même situation critique à Taschereau où la scierie de Tembec a fermé envoyant 140 travailleurs au chômage sur les 1 000 habitants.
La transformation: la voie de l’avenir
Autre exemple que l’avenir de l’industrie forestière est dans la transformation: les Bois G.L.A de Barraute. L’entreprise, qui fabrique des composantes de palettes, prévoit investir 1,3M$ dans les prochains mois pour créer une ligne d’empilement et acheter un séchoir à bois. Cette entreprise prévoit prendre de l’expansion aux États-Unis dans les prochains mois, ce qui permettra de créer une vingtaine de nouveaux emplois.
De l’autre côté de la rue, on retrouve l’entreprise Planure Abitibi Woodshavings qui fabrique des copeaux que l’on utilise pour faire de la litière d’animaux. À court terme, l’entreprise doublera sa production et embauchera cinq personnes supplémentaires. Le contraste est sévère. Alors que les villes mono industrielles se meurent, Barraute et ses petites usines de transformation s’en tirent beaucoup mieux.
Ces entrepreneurs locaux n’ont pas hésité à faire ce que tous les économistes disent depuis une quinzaine d’années et ça leur rapporte aujourd’hui. L’avenir est dans les deuxième et troisième transformations du bois.
Fermetures
Dans tous les cas de fermetures de scieries, les
compagnies justifient leurs décisions par les conditions
défavorables du marché. Déjà fragilisées par un long conflit sur le
bois d’œuvre, par la hausse du dollar canadien et par la baisse de
20% de la possibilité forestière, c’est l’effondrement du prix du
bois qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. La baisse de
la construction résidentielle aux États-Unis a causé une baisse du
prix. «Le prix de la fibre est plus élevé au Québec qu’ailleurs.
Nous ne sommes tout simplement plus concurrentiels», affirme le
vice-président aux affaires publiques Tembec, Pierre Brien. Le
problème à la base est que les scieries de la région peuvent traiter
11M de mètres cubes du bois alors que notre forêt n’en produit que
6M.
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