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Industrie métallurgique
Dans son diagnostic 2004, le comité sectoriel de main-d'œuvre de la métallurgie du Québec estime que le portrait actuel n’a guère changé depuis ces trois dernières années : l’industrie métallurgique de première transformation des métaux occupe toujours une place très importante dans l’économie québécoise, malgré une plus forte concurrence des pays d’Europe de l’Est et d’Asie.
La Montérégie, le Saguenay-Lac-St-Jean, la Côte-Nord, la Mauricie et le grand Montréal sont les régions où l’on retrouve quelque 146 établissements liés à la production et à la transformation.
On évalue à 31 200 le nombre d’employés de cette industrie. La répartition se lit comme suit :
La relève : un élément clé
À l’heure actuelle, l’industrie vit un tournant majeur pour assurer sa progression. Des milliers de travailleurs sont sur le point de prendre leur retraite et la relève en main-d'œuvre ne se fait pas aussi rapidement. Résultat : des entreprises pourraient être forcées de diminuer leur production si elles n’ont pas les effectifs suffisants pour assurer les activités.
Concurrence étrangère
Dans son diagnostic 2004, le Comité sectoriel souligne que le Québec demeure « une région privilégiée au regard des éléments clés, qu’il a été rejoint par d’autres pays, notamment en Europe de l’Est et en Asie, qui ont développé leurs ressources et sont maintenant de véritables concurrents et également des consommateurs plus importants ».
Selon le Comité sectoriel, la concurrence étrangère va s’accentuer au fil des ans au fur et à mesure que les capacités de production iront en augmentant. En Asie tout particulièrement, plusieurs entreprises sont appelées à voir le jour en raison des coûts moins élevés de la main-d'œuvre, de l’énergie et de l’aménagement des usines. De plus, les métaux traditionnels sont victimes d’une concurrence de plus en plus élevée des alliages, des plastiques, des composites, des nouveaux métaux et des céramiques.
En conclusion, les auteurs du rapport indiquent
que ces changements auront pour effet d’entraîner un impact sur
l’organisation du travail et sur les besoins de main-d'œuvre. D’ici
2007, on croit malgré tout que l’emploi va croître légèrement de 1 %
annuellement ou demeurer stable.
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