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Les mines se tournent vers le plastique Par David Prince
Souvent considérée comme une des plus conservatrices, l’industrie minière s’est cependant laissée convaincre par une petite entreprise d’avoir avantage à utiliser le plus de matière plastique possible. Du plastique dans les mines? C’est cependant la petite révolution qu’a initiée Plastiques Industriels G+ Inc. de Rouyn-Noranda.
Dan Gagnon est un de ces patenteux de garage qui touche à tout. Lorsqu’il apprend qu’il est possible de souder du plastique, c’est le coup de foudre. Il tombe littéralement en amour avec cette matière plus légère, plus résistante et moins corrosive que le métal. Connaissant bien le milieu minier, il commence à imaginer plusieurs applications où le plastique pourrait y être avantageux. Si bien que la gamme de produits ne cesse de s’élargir.
Lorsqu’il fonde Plastiques Industriels G+ avec sa conjointe Nina Dion en 1995, il prend un risque énorme puisque le marché minier est alors dans un creux de vague. Le couple réussit cependant à convaincre les mines de l’Abitibi d’avoir avantage à utiliser le plastique. « Au début, ça été difficile. Pour plusieurs, le plastique c’est la matière dont sont faits les jouets de leurs enfants. Il a fallu leur démontrer que le type de plastique que l’on utilise est solide, fiable, léger et durable. Nous étions les premiers à imaginer des produits plastiques adaptés au domaine minier», indique Mme Dion.
Bien que 90% de sa production soit écoulée dans le domaine minier, l’entreprise fait aussi affaire avec l’industrie forestière et différents laboratoires. «L’année dernière, on a même obtenu un important contrat pour fabriquer des pièces destinées au métro de Laval», raconte M. Gagnon.
Avec l’ouverture prévue de nombreuses mines au cours des deux prochaines années, la jeune entreprise devra prendre de l’expansion. Une nouvelle usine sera aménagée. Il s’agit d’un investissement de 600 000$ qui permettra de doubler la capacité de production.
Plastiques Industriels G+ a su développer un créneau qui n’existait
pas encore dans le monde, celui des plastiques adaptés à la vie sous
terre. «Dans toutes les foires internationales que nous faisons, on
n’a jamais vu des produits comme les nôtres. Nous regardons de très
près le marché de l’exportation afin d’augmenter nos ventes»,
mentionne Mme Dion.
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