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Association
des produits forestiers du Canada
La poursuite de la montée du huard sur les
Selon le président de l’organisme, Avrim Lazar, la politique d’Ottawa a pour effet d’entraîner le transfert de milliers d’emplois et de capitaux chez nos voisins du Sud. Pour lui, la Banque ne fait rien qui vaille pour contrôler l’appréciation de la devise canadienne. Même son de cloche chez Abitibi-Consolidated. L’entreprise dénonce le manque de fermeté de la Banque centrale dans sa politique monétaire.
Efforts anéantis
Mises à pied chez Alstom
La montée du dollar canadien a eu raison d’une quinzaine d’employés, au début de juin, à l’usine Alstom de Gatineau. C’est ce qu’a expliqué un porte-parole de l’entreprise en ajoutant que le ralentissement dans l’industrie des pâtes et papiers était la principale raison du congédiement temporaire.
Alstom procure de l’emploi à une soixantaine de travailleurs. Spécialisée dans l’entretien et le réusinage de chaudières géantes servant à générer de la vapeur dans la fabrication des pâtes et papiers, Alstom subit les contrecoups d’une industrie en difficulté.
Chez Abitibi-Consolidated, les mauvaises nouvelles se succèdent. D’autres mises à pied sont prévues cette année, malgré la vente d’actifs et la fermeture d’usines en 2005. Les analystes prévoient que l’entreprise va continuer d’éprouver d’autres problèmes, tant que la crise dans le secteur des pâtes et papiers ne cessera pas. Autrefois classée au 10e rang parmi les géants forestiers, Abitibi-Consolidated se hisse maintenant au 15e rang.
Recul des exportations
Selon les projections d’Exportation et développement Canada (EDC), les exportations forestières québécoises seront en chute libre de 5 % cette année et de 6 % en 2007. Trois raisons expliquent ces déclins, selon l’économiste en chef de l’organisme, Stephen Poloz : la vigueur persistante du dollar canadien, la hausse soudaine du prix de l’électricité et la baisse de la demande américaine. « Même si la plupart des secteurs font mieux cette année, le secteur forestier et celui des biens de consommation, tous deux en déclin au Québec, freineront nettement la croissance globale ».
À l’échelle du pays, la croissance économique
devrait rester stable à 3 % en 2006 et 2,7 % en 2007. Pour ce qui
est des volumes d’exportations, ils devraient augmenter de 3 % cette
année, en légère hausse par rapport à 2 % en 2005.
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