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Pour Rochef, l'affaire est chocolat ! Par Sylvain Dupras
Animé par la passion des pâtisseries, notamment pour le chocolat, Roch Fournier a décidé de créer sa propre entreprise, il y a quatre ans, pour fonder les Chocolats Rochef. Des débuts modestes qui se sont traduits cette année par la remise d'un prix provincial dans le cadre du Concours québécois en entrepreneuriat.
À l'époque, Roch Fournier était caissier au Casino du Lac-Leamy à Gatineau. Cet autodidacte a d'abord été séduit par le Larousse des desserts que sa mère lui a offert en cadeau. Subjugué par les images et curieux de nature, il s'est donc mis à essayer des desserts hyper complexes avec des ingrédients introuvables. « C'était pas évident de trouver les équivalences en produits ici, mais j'aimais vraiment ça ».
Mais sa passion va indéniablement au chocolat. Après avoir suivi des cours en compagnie du chef chocolatier du Casino, il s'est rendu à Saint-Hyacinthe pour se perfectionner davantage.
Puis, ce fut l'appel des affaires. Roch Fournier a pris une année sabbatique à son travail au Casino pour se consacrer à son entreprise. Les débuts furent modestes et il fonda les Chocolats Rochef dans le sous-sol de ses parents. La mise en marché s'effectua dans un kiosque dans des centres commerciaux de la région de la Capitale Nationale. Puis, il y a environ un an, Rochef a trouvé pignon sur rue à Gatineau.
Les secrets de sa réussite
Chaque chef a ses secrets. Des secrets mènent souvent vers la réussite en affaires ! Ainsi, le chocolat doit être dorloté d'une certaine façon, avance Roch Fournier, avec des réchauffements et des refroidissements à des températures précises. Le chocolat doit être manipulé avec des instruments spécialisés assez onéreux. « Je veux offrir un bon chocolat pour le grand public. Je crois que j'ai un certain rôle d'éducation pour leur expliquer comment on fait un bon chocolat », croit-il.
Présentement, Chocolats Rochef propose donc 18 variétés de chocolat pur en majorité à 64 % allant du simple caramel, en passant par la fraise trempée dans le chocolat et le chocolat aux framboises, ceci en plus des chocolats pour les occasions spéciales comme la St-Valentin et Pâques. Une préoccupation spéciale est aussi accordée à l'emballage, notamment pour les occasions spéciales.
L'entrepreneur de 28 ans a eu recours à l'assistance du Centre local de développement afin d'élaborer un second plan d'affaires qui lui permettra d'aller plus loin en affaires. « Ce que je vise surtout, ce sont les grossistes qui pourraient vendre mon chocolat : les traiteurs, les services corporatifs, tous les services d'hôtellerie. »
Et il y a eu ce prix qu'il a remporté au Concours québécois en entrepreneuriat qui vient confirmer l'esprit créatif de cet entrepreneur gatinois. Un prix constitué d'une bourse de 2500 $ pour un séjour professionnel de l'Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse qui lui permettra de passer par la Belgique pour se rendre à Paris, sur la rue de tous les chocolatiers pour suivre une formation de cinq jours et peut-être d'obtenir le titre de maître chocolatier.
Comme quoi le rêve le plus fou peut servir à
échafauder une entreprise au potentiel prometteur.
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