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Plastique et
caoutchouc Par Bernard Gauthier Largement tributaire des prix du pétrole, l'industrie du plastique et du caoutchouc n'est pas au bout de ses peines. Depuis les hausses successives des dernières semaines, les dirigeants d'une cinquantaine d'entreprises de ce secteur d'activité dans l'Est de Montréal ont de sérieux maux de tête en raison de la hausse du coût de leurs matières premières. En revanche, la poussée du dollar canadien sur les marchés étrangers vient contrebalancer l'augmentation du prix du pétrole.
Au Québec, l'industrie du plastique se concentre davantage dans la grande région de Montréal et en Montérégie. Sur quelque 540 entreprises, la moitié est située principalement dans l'Est de Montréal. Elles exportent leurs produits aux États-Unis, en Amérique latine et très peu sur les marchés européen et asiatique.
Comité de main-d'œuvre
Au cours des prochaines années, les défis à relever sont nombreux. Et le plus important touche l'accessibilité à une main-d'oeuvre qualifiée. Pour contrer le problème, le Centre local d'emploi de Pointe-aux-Trembles et des organismes économiques ont mis sur pied un Comité de main-d'œuvre pour le plastique et le caoutchouc. La priorité a été d'établir une liste de besoins en ressources humaines et de programmes de formation avec l'aide des établissements d'enseignement de la région.
Malgré une pénurie chronique de main-d'œuvre et la hausse des prix du pétrole, l'industrie du plastique demeure en pleine croissance. Toutefois, elle reste fragile si rien ne change au cours des prochaines années.
Dans l'Est de Montréal, les trois principaux employeurs sont Vibac Canada qui fabriquent des rubans en polypropylène : Emballages Polysta, Marquez Transtech, spécialiste du thermoformage de plastique.
Pénurie d'employés qualifiés
Pour ce qui est de l'industrie du caoutchouc, là aussi, un pétrole plus dispendieux et une pénurie d'employés qualifiés font mal, notamment pour des postes de machines à transformer le caoutchouc.
À Montréal et Laval, quelque 32 entreprises et 1100 travailleurs œuvrent dans cette industrie. Outre les marchés canadien et américain, les produits de caoutchouc sont de plus en plus exportés vers l'Europe et l'Asie. Toutefois, une inquiétude pointe à l'horizon : l'arrivée massive de produits bon marché de pays comme la Chine cause bien des maux de tête aux dirigeants d'ici.
Innover
Pour réussir à concurrencer les produits asiatiques, les fabricants n'ont qu'un seul choix : produire à moindre coût et maximiser leurs efforts afin d'innover tant en recherche qu'en technologie. Or, les investissements sont incontournables pour les entreprises qui voudront adopter le virage technologique en vue de maintenir leur capacité de production tout en offrant une qualité appréciable à leurs clients.
À l'heure actuelle, il n'existe pas de centre de recherche dédié spécifiquement aux polymères ; ce qui réduit malheureusement l'accès à l'information technique pour l'ensemble des PME de l'industrie du caoutchouc. Leur seul espoir réside chez les fournisseurs de matières premières, qui sont en mesure de fournir l'aide technique nécessaire à la mise au point de nouveaux produits et à l'amélioration de leurs procédés de transformation.
Au Québec, l'industrie compte 132
entreprises et 12 000 emplois y sont rattachés. Après Montréal et la
Montérégie, l'Estrie est la troisième région administrative en
importance.
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