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Industrie du
transport Par Bernard Gauthier
Complémentarité des services
Selon le vice-président d'Oceanex, Daniel Bélisle, les deux secteurs d'activités ont chacun leurs problèmes et défis à relever. « Dans l'industrie du camionnage, il y a pénurie de camionneurs en Amérique du Nord et les entreprises consolident leurs opérations pour assurer une croissance. Je dirais que de façon générale nous travaillons ensemble, que nous sommes complémentaires et que nous ne cherchons pas à nous nuire. Même que le camionnage représente jusqu'à 20 % de notre volume parce que l'industrie préfère souvent décharger sa cargaison dans nos navires pour la suite du transport jusqu'à Terre-Neuve. »
Quant au transport des marchandises par avion, il s'agit d'une partie plutôt négligeable et non concurrentielle à proprement dit. « Ce créneau s'adresse généralement aux biens de haute valeur et ne nous menace pas. »
Depuis quelques années, Oceanex enregistre une croissance annuelle de 3 à 4 % de ses opérations. Pour la direction, il s'agit d'un fait très intéressant, d'autant plus que certains analystes prédisent une croissance de 4 à 6 % en 2006. Pendant ce temps, à Terre-Neuve, l'économie a affiché une croissance de 25 % en 2002 et 2003. « Bien que nous ayons augmenté notre capacité de 45 % et mis en service deux autres navires, il serait exagéré de prétendre que les clients font de plus en plus appel au transport maritime. Le camionnage occupe une place importante et a sa propre niche. »
La bonne santé économique de Terre-Neuve est la clé de base pour la croissance des affaires chez Oceanex. Et tout porte à croire que les prochaines années s'annoncent encore très intéressantes.
Oceanex est inscrite à la Bourse de Toronto depuis 1998. L'an dernier, son chiffre d'affaires atteignait les 110 M $. Près de 400 employés occupent un travail. L'entreprise maritime opère quatre navires : l'Oceanex Avalon et le Cabot, lesquels assurent la liaison entre Montréal et St-Jean Terre-Neuve ; le Sanderling et le Cicero en font tout autant depuis Halifax, une fois par semaine.
Une année record
De leur côté, les autorités portuaires de Montréal ont indiqué que le trafic des marchandises manutentionnées était encore en hausse à la fin du premier semestre de 2005 et que rien ne laisse présager un ralentissement.
Au 30 juin dernier, le trafic total du port était en hausse de 7,8 % soit d'environ 865 000 tonnes par rapport au résultat de la période correspondante en 2004. Il s'élevait à 11,9 millions de tonnes.
« À moins d'un revirement de situation
vraiment inattendu sur les marchés, nous prévoyons que 2005 sera pour
le port de Montréal une autre année record dans la manutention des
conteneurs », a indiqué le président-directeur général de
l'Administration portuaire de Montréal (APM), M. Dominic J. Taddeo.
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