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  Ce dossier a été publié dans l'édition octobre 2005 du Magazine Circuit industriel.
   
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Les scieries revues par Autolog

Par Sylvain Dupras

 
 

Autolog conçoit à son usine de Blainville des systèmes optimisées pour automatiser davantage les scieries. Ses systèmes sont vendus en Amérique du Nord et en Europe dont plusieurs optimiseurs de villes rondes.


Au Québec, l'industrie forestière occupe toujours une place prédominante dans son économie, notamment en raison de la disponibilité des ressources forestières. Les usines de bois de sciage comptent parmi ces entreprises qui procurent de nombreux emplois aux Québécois.

 

Dans la foulée de l'optimisation des opérations qui a frappé le pays ainsi que tous les pays industrialisés dans les années 80, l'entreprise Autolog a ouvert ses portes à Blainville, dans les Laurentides, plus exactement en 1987. Sa spécialité : concevoir, fabriquer et installer des contrôles de procédés pour l'industrie du bois d'oeuvre. Et depuis ce jour, Autolog équipe des usines de bois de sciage en Amérique du Nord et en Europe.

 

Les systèmes d'automatisation et d'optimisation d'Autolog permettent aux usines de bois de sciage d'augmenter la production et la qualité du bois d'oeuvre produit, tout en réduisant leur facteur de consommation de matières premières. Les systèmes d'Autolog offrent un retour sur l'investissement qui est généralement en deçà de un an, mentionne la promotion de l'entreprise.

 

Ainsi, les 85 employés d'Autolog s'affairent à fabriquer des systèmes d'optimisation du chariot, du débitage, du délignage, de l'éboutage et du rabotage ! En clair, ces équipements permettent d'automatiser une bonne partie des opérations des scieries. À ce jour, Autolog a, entre autres, fabriqué plus de 145 systèmes optimisés, dont plusieurs optimiseurs de billes rondes, et plus de 425 systèmes de contrôle installés dans les scieries. Sa technologie permet également de détecter la présence de nœuds dans le bois transformé, ce qui est très utile pour en déterminer sa qualité.

 

Un nœud de moins dans la production

 

Tony Russell, en Arkansas, est l'un des acheteurs de ce système doté d'un détecteur de nœuds, question de bien sélectionner le bois selon les grades de qualité. « Une méthode beaucoup plus efficace qu'à l'œil », avance M. Russell.

 

« C'est un bénéfice important pour nous, poursuit-il. Notre pin jaune, à l'opposé de celui du Canada, présente des nœuds plus imposants. C'est un facteur qui détermine les grades du bois et la technologie développée par Autolog nous est d'un secours important depuis que nous l'avons acquise en avril 2004. »

 

L'optimiseur de séchage du sapin et de l'épinette est un autre exemple de la technologie développée par Autolog. Il permet de séparer la production de sapin et d'épinette en deux catégories distinctes afin d'uniformiser les cédules d'opération des séchoirs. Il s'agit du produit appelé Saptek qui est appliqué sur le bout des pièces nécessitant une classification.

 

Un système de vision opérant par fibre optique, jumelé à un microprocesseur, analyse le changement de couleur qui se produit sur le bout des pièces. Une fois le séchage complété, le bois est envoyé au classeur de planches qui effectue le triage selon les critères propres à l'usine.

 

Ce qui est intéressant dans ces nouvelles technologies, c'est qu'elles sont développées ici, au Québec, puisque le siège social d'Autolog est situé à Blainville, sous la présidence d'André Nadeau. Et l'entreprise compte un bureau en Colombie-Britannique, deux aux États-Unis et un autre en Nouvelle-Zélande. Un autre exemple du savoir-faire des Québécois !