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  Ce dossier a été publié dans l'édition octobre 2005 du Magazine Circuit industriel.
   
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Les parfums au travail
Une senteur pas si bonne que ça...

Par Martine Friogn

 

Odeur généralement considérée comme agréable, il semble que la guerre aux parfums débute dans certains milieux de travail. La raison ? Une question de santé. Il est rapporté que les parfums sont composés à 95 % de produits pétrochimiques et plus encore, que certains contiendraient des produits cancérigènes.

 

Ainsi, l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA) a trouvé de l'acétone, un déchet dangereux déprimant le système nerveux central, dans les eaux de Cologne, les détergents et le solvant de vernis à ongles.

 

Parmi les symptômes observés suite à l'exposition de certains parfums, on retrouve les maux de tête, les nausées et les étourdissements et même des difficultés respiratoires selon une étude publiée dans l'American Journal of Medecine.

 

Une étude-choc de Greenpeace

 

Récemment, l'organisme de promotion de l'environnement Greenpeace a publié un rapport dans lequel 36 eaux de toilette et eaux de parfum bien connues sur le marché ont été analysées. Le but de cette étude, confiée à un laboratoire indépendant, était de quantifier « l'usage de deux groupes de substances chimiques, les phtalates et les muscs synthétiques dans une sélection aléatoire de marques de parfums ».

 

Les résultats confirment que plusieurs muscs de synthèse et plus particulièrement les muscs polycycliques galaxolide (HHCB) et tonalide (AHTN) ainsi que plusieurs phtalates, particulièrement le diéthyl phtalate (DEP) « sont très largement utilisés par l'industrie du parfum ».

 

Selon le rapport, cela suggère que l'usage régulier de certains parfums de commerce expose des individus à ces substances chimiques. Pour Greenpeace, ceci constitue des preuves additionnelles pour confirmer les propriétés de perturbation hormonales de certains muscs et les résultats de cette étude « plaident en faveur d'une législation qui exige le remplacement des substances dangereuses par des alternatives plus sûres ».

 

Parfum de scandale, Greenpeace, Février 2005. 16 pages