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Regarder la
Chine sous un autre oeil Par Martine Frigon Voir la Chine autrement… Longtemps décriée comme un adversaire redoutable pour les entreprises d'ici, l'heure serait donc venue de la voir comme… une partenaire ! C'est ce que proposent les représentants de l'Association canadienne de l'industrie du plastique.
Produits à valeur ajoutée comparativement aux produits de masse, il semble que le pays du soleil levant en soit déjà rendu à produire, à l'aide d'installations à la fine pointe de la technologie, des produits toujours de plus en plus sophistiqués.
« Les Chinois sont déjà arrivés au stade de fabriquer des produits à valeur ajoutée. Il faut donc cesser de voir la Chine comme une menace. La menace est bien là, et ce, depuis longtemps. Il faut penser en termes de partenariat maintenant », lance Pierre Fillion, directeur général de l'Association des industries du plastique du Québec.
Cette affirmation est corroborée par les entrepreneurs. « Les matériaux qui proviennent des entreprises asiatiques sont de plus en plus de qualité. Additionné aux coûts de production moindres, cela représente une solide compétition pour les manufacturiers américains. Il y a quelques années, ces derniers ne craignaient pas la compétition mondiale car les produits asiatiques comportaient des problèmes du côté du contrôle de la qualité. Aujourd'hui, les produits provenant de l'Asie sont semblables à ceux que proposent les Américains. Ils doivent maintenant proposer des produits de plus en plus sophistiqués », explique Mark Lewis, président de Plastiques Polyfab, une entreprise de fabrication sur mesure et de distribution de matériaux de plastiques et également nouveau président de l'International Association of Plastics Distributors, une association dont le siège social est basé à Kansas City et qui regroupe 400 entreprises spécialisées dans le domaine.
Comment alors les entreprises peuvent tirer leur épingle du jeu ? « Elles doivent être capables d'effectuer une bonne analyse stratégique et avoir une vision claire de ce qu'elles doivent faire. Si l'on veut gagner la Chine, nous devrons réorganiser nos entreprises en centre d'innovation et de développement », ajoute Pierre Fillion.
En juin dernier, l'ACIP organisait
d'ailleurs une mission économique en Chine à l'attention de ses
membres. « Nous voulons devenir un réseau de transmission pour nos
entreprises dans ce pays. Les Chinois respectent les regroupements et
les entités qui ont du poids politique et économique. Nous allons
mettre en place des infrastructures. Si les Allemands, les Français et
les Américains sont là, pourquoi pas les Canadiens ? Si nous sommes
stratégiques et canalisons nos énergies, les partenariats seront
possibles », termine M. Fillion.
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