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Les chiffons et tissus jetables Par Martine Frigon
Selon les experts de l'industrie du textile, les chiffons jetables, les nettoyants faciaux et lingettes qui ont fait leur apparition lors des toutes dernières années, les chiffons jetables secs ou humides qui remplacent allègrement la traditionnelle guenille, les serviettes d'aisance et la soie dentaire feraient le bonheur des consommateurs et des manufacturiers.
Les entreprises d'ici spécialisées dans ce type de créneau ne font pas légion mais on en compte quand même un bon nombre. Mentionnons la présence de Texel, filiale du Groupe ADS, qui fabrique des tissus non tissés pour usage domestique, personnel, industriel, médical ou encore des géotextiles et des agro-textiles.
Secteur en croissance jusqu'en 2008
« C'est un des plus gros marchés ces temps-ci », commente Richard Cormier, vice-président du Groupe CTT, organisme regroupant des activités en R&D et ayant également la promotion des textiles. Selon une étude américaine menée par la firme Mindbranch, le nombre de consommateurs qui achètent les produits de nettoyage jetables continue d'augmenter. En fait, de nouveaux produits dans ce créneau ne cessent de faire leur apparition. Ceci particulièrement depuis les trois dernières années où l'on a assisté à une explosion du nombre de modèles de chiffons et tissus jetables disponibles sur le marché. Ce marché d'ailleurs représente 2,1 milliards de dollars américains et les projections tendent à une croissance soutenue d'ici 2008.
Dans la région de la Vieille Capitale, on compte pas moins de 93 entreprises spécialisées dans l'industrie des textiles. Peu toutefois ont choisi ce créneau prometteur. Il existe cependant des entreprises qui fabriquent des vêtements à valeur ajoutée, un autre créneau prometteur pour l'avenir. C'est le cas de l'entreprise Louis Garneau Sports, un manufacturier qui compte 256 employés dont 206 affectés à la production. Parmi sa gamme de produits, l'entreprise a développé des vêtements qui possèdent des coupes ergonomiques ou encore qui sont confectionnés avec des tissus ayant des propriétés particulières comme le fait d'évacuer l'humidité vers l'extérieur.
Pour Richard Cormier, l'industrie québécoise
doit produire des vêtements qui offrent des caractéristiques qui
rejoindront les demandes de certains consommateurs. « Il faut
développer davantage des marchés niches ; il faut que les
manufacturiers d'ici continuent de se démarquer. »
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