Rechercher :
Début du mot Mot entier Partie du mot

     

Logo Magazine Circuit industriel

 

 

 

Couvert du Magazine Circuit industriel

  Ce dossier a été publié dans l'édition août 2005 du Magazine Circuit industriel.
   
  Pour ne pas manquer nos prochains dossiers, abonnez-vous gratuitement !
   
  Magazine MCI
  Notre sommaire
  Contactez-nous
   

 

Membre de

Office de la distribution certifiée ODC inc.

 

 

 

  Menu pour le MCI
 

 

Barrette-Chapais Ltée
Adapter ses équipements à la forêt boréale

Par Martine Frigon

 
 

La relève assurée. Tel père tel fils dirons-nous. Voilà que le fils aîné de Yves Barrette suit lui aussi les traces de son père. Âgé de 28 ans, Benoit Barrette est devenu le président-directeur général de l'entreprise de troisième transformation du groupe, qui utilise une partie de la production de la scierie de Chapais.


Barrette-Chapais Ltée, une usine de sciage qui emploie 680 personnes, incluant 110 employés de bureau et cadres, est située dans le Nord du Québec, à la frontière du territoire de la Baie James et de la Mauricie, où pullulent les épinettes noires.

 

La ténacité du dirigeant Yves Barrette a permis à l'équipe d'accomplir ce qui pouvait paraître impossible il y a 10 ans à peine : franchir la barre des 300 millions de pmp produits dans une année en tenant compte des contraintes d'approvisionnement de ce territoire. L'enjeu est simple : s'adapter à la ressource naturelle et non l'inverse.

 

Équipements modifiés ; équipements uniques

 

« Nous avions de la difficulté à rentabiliser la production de pièces de 16 pieds. Au lieu de tenter de faire ce que les autres faisaient plus au sud avec succès, nous avons décidé de modifier nos équipements. C'est une forêt nordique et les épinettes noires de la région sont à petits diamètres. Les processus de transformation ont donc été changés de sorte qu'ils soient adaptés à la production de pièces de 8 pieds, tout en favorisant la fabrication d'une gamme étendue de produits, par différents grades de qualité », explique M. Barrette.

 

Pour s'adapter à la ressource présente sur le territoire de coupe, les équipements sont repensés et modifiés dans leur totalité. D'ailleurs, l'équipe de recherche et de développement est composée d'une équipe multidisciplinaire.

 

« Depuis les quinze dernières années, nous avons notamment procédé à l'implantation de deux machines de griffage en bout (end-dogger), lesquelles ont d'ailleurs été modifiées pour satisfaire le rythme élevé de la production en plus d'y ajouter un numériseur. De plus, l'usine de rabotage a été reconstruite ; un numériseur additionnel a été mis en place ; l'achat et la modification d'une déligneuse optimisée ; la construction d'un abri pour le bran de scie et une cafétéria toute neuve en plus de trois nouveaux camps forestiers », précise M. Barrette.

 

Des exemples de modifications, ce dernier peut en citer des dizaines. Prenons celui d'un écorceur conçu pour alimenter 150 pieds à la minute mais qui a été transformé pour fonctionner à 330 pieds à la minute. « Les écorceurs sont fabriqués pour des billots de 18 pouces de diamètre et nos arbres en font six pouces. Nous avons donc modifié la machine pour qu'elle soit plus rapide étant donné la petite taille du bois ! »

Une autre conception originale : la transformation d'équipement pour le griffage en bout (end-dogger). « Nous possédons trois de ces équipements à Chapais. Avec deux ingénieurs de Vancouver, nous avons créé les machines pour qu'elles puissent alimenter 45 billots à la minute. »

 

Un optimiseur de délignage (edger optimizer system) a également été transformé pour augmenter sa cadence à 1000 pieds à la minute. Les ébouteurs (trimmers), quant à eux, passent maintenant de 150 à 200 morceaux à la minute.

 

Les opérations de sciage s'effectuent sur deux quarts de travail, cinq jours par semaine. Parallèlement à cela, une équipe vérifie les goulots d'étranglement qui pourraient survenir sur la ligne de production. « Cette équipe est plus libre et nous en profitons pour les former sur l'équipement. Ils pourront former à leur tour et assurer la maintenance », souligne M. Barrette.

 

La scierie puise son approvisionnement dans l'aire commune 026-20 où se répartissent trois bénéficiaires de contrats d'aménagement et d'approvisionnement forestiers (CAAF). Elle produit du bois de sciage brut séché, brut vert, du bois de sciage raboté séché et vert, des sous-produits comme des copeaux de bois avec les essences d'épinette, de pin et de sapin baumier ainsi que la sciure et les écorces.