|
Membre de
|
|
||||||||||||||||||
|
Pâtes et
papiers Par Bernard Gauthier
Montréal : rôle déterminant
Bien que les activités forestières se déroulent principalement en régions éloignées, Montréal joue néanmoins un rôle majeur dans l'industrie des pâtes et papiers. À l'échelle mondiale, la ville occupe un rôle clé. Elle regroupe les huit sièges sociaux des principales papetières dont la capacité de production annuelle atteint les 20 millions de tonnes métriques.
Mais il y a encore bien plus. Montréal abrite le Conseil des produits des pâtes et papiers (CPPP) et l'Association technique de pâtes et papiers du Canada (ATPPC), deux organismes très actifs dans le milieu de l'industrie forestière. Le CPPP qui regroupe plusieurs associations desservant les besoins d'une clientèle internationale, sa réputation entourant la qualité de ses données et de son travail d'analyse n'est plus à faire. Et de son côté, l'ATPPC poursuit sans relâche sa mission annuelle : celle de tenir la semaine internationale du papier et de la plus imposante exposition technologique au monde dans le secteur des pâtes et papiers. À cela, viennent s'ajouter régulièrement plusieurs cabinets conseils québécois et équipementiers reliés à ce secteur d'activité.
Laval : transformation du bois
De l'autre côté de la rivière, à Laval, les ambitions diffèrent. L'île est considérée à la fois comme une ville, une municipalité régionale de comté (MRC) et une région. Les boisés, qui couvrent une superficie de 62 km2 ou 23 % du territoire, appartiennent essentiellement à des investisseurs privés. Ces espaces sont utilisés à des fins récréatives telles que la randonnée pédestre et l'observation de la nature.
Bien que Laval soit dépourvue d'activités forestières sur son territoire telles l'abattage et la coupe de bois, la ville n'est pas pour autant absente dans ce secteur. Selon les dernières statistiques disponibles de 1999, Laval enregistrait 1 253 emplois directement liés à l'industrie manufacturière du secteur forestier. Pendant cette période, la masse salariale était de 50,7 M $ et les livraisons s'élevaient à 190,2 M $. Au Québec, la forêt est un moteur économique indéniable. Elle génère 90 000 emplois directs et la transformation du bois est une source d'activité manufacturière dans près de 250 municipalités, alors que 3 000 établissements se spécialisent dans le sciage et / ou produisent des pâtes, papiers et cartons, panneaux agglomérés, placages et produits de deuxième et troisième transformation tels que portes, fenêtres, bâtiments préfabriqués, bois d'ingénierie, moulures, emballages et lames de parquets.
Au pays, c'est le Québec qui vient en tête
des provinces productrices avec 33 % de la capacité canadienne.
|
|
||||||||||||||||||