Rechercher :
Début du mot Mot entier Partie du mot

     

Logo Magazine Circuit industriel

 

 

 

Couvert du Magazine Circuit industriel

  Ce dossier a été publié dans l'édition juin 2005 du Magazine Circuit industriel.
   
  Pour ne pas manquer nos prochains dossiers, abonnez-vous gratuitement !
   
  Magazine MCI
  Notre sommaire
  Contactez-nous
   

 

Membre de

Office de la distribution certifiée ODC inc.

 

  Menu pour le MCI
 

 

Pâtes et papiers
Les orientations de l'industrie sont prises à Montréal

Par Bernard Gauthier

Depuis toujours, le Québec est reconnu pour la qualité de ses forêts et de son rôle d'exportateur net de produits forestiers à l'échelle mondiale. En 2003 seulement, les papetières ont produit au-delà de 15 millions de tonnes de pâtes commerciales, de papier journal, de papiers de spécialité et de cartons de toutes sortes. Un an plus tôt, les livraisons reliées à ce secteur s'élevaient à 20 milliards $ dont les deux tiers étaient consacrés au marché de l'exportation.

 

Montréal : rôle déterminant

 

Bien que les activités forestières se déroulent principalement en régions éloignées, Montréal joue néanmoins un rôle majeur dans l'industrie des pâtes et papiers. À l'échelle mondiale, la ville occupe un rôle clé. Elle regroupe les huit sièges sociaux des principales papetières dont la capacité de production annuelle atteint les 20 millions de tonnes métriques.

 

Mais il y a encore bien plus. Montréal abrite le Conseil des produits des pâtes et papiers (CPPP) et l'Association technique de pâtes et papiers du Canada (ATPPC), deux organismes très actifs dans le milieu de l'industrie forestière. Le CPPP qui regroupe plusieurs associations desservant les besoins d'une clientèle internationale, sa réputation entourant la qualité de ses données et de son travail d'analyse n'est plus à faire. Et de son côté, l'ATPPC poursuit sans relâche sa mission annuelle : celle de tenir la semaine internationale du papier et de la plus imposante exposition technologique au monde dans le secteur des pâtes et papiers. À cela, viennent s'ajouter régulièrement plusieurs cabinets conseils québécois et équipementiers reliés à ce secteur d'activité.

 

Laval : transformation du bois

 

De l'autre côté de la rivière, à Laval, les ambitions diffèrent. L'île est considérée à la fois comme une ville, une municipalité régionale de comté (MRC) et une région. Les boisés, qui couvrent une superficie de 62 km2 ou 23 % du territoire, appartiennent essentiellement à des investisseurs privés. Ces espaces sont utilisés à des fins récréatives telles que la randonnée pédestre et l'observation de la nature.

 

Bien que Laval soit dépourvue d'activités forestières sur son territoire telles l'abattage et la coupe de bois, la ville n'est pas pour autant absente dans ce secteur. Selon les dernières statistiques disponibles de 1999, Laval enregistrait 1 253 emplois directement liés à l'industrie manufacturière du secteur forestier. Pendant cette période, la masse salariale était de 50,7 M $ et les livraisons s'élevaient à 190,2 M $.

Au Québec, la forêt est un moteur économique indéniable. Elle génère 90 000 emplois directs et la transformation du bois est une source d'activité manufacturière dans près de 250 municipalités, alors que 3 000 établissements se spécialisent dans le sciage et / ou produisent des pâtes, papiers et cartons, panneaux agglomérés, placages et produits de deuxième et troisième transformation tels que portes, fenêtres, bâtiments préfabriqués, bois d'ingénierie, moulures, emballages et lames de parquets.

 

Au pays, c'est le Québec qui vient en tête des provinces productrices avec 33 % de la capacité canadienne.