|
Membre de
|
|
||||||||||||||||||
|
Produire pour
les grandes chaînes Par Martine Frigon Les grandes bannières comme les Métro-Richelieu, Sobeys, Costco, Wal-Mart, Jean Coutu et Provigo de ce monde signifient bien souvent l'atteinte du sommet pour la majorité des transformateurs alimentaires. Quelle est donc la meilleure façon de produire pour une chaîne et satisfaire ses exigences ? Il faut embrasser un principe de base : apprendre à connaître ses forces… et ses faiblesses.
Avantages et désavantages
Quels sont les avantages et les désavantages de transiger avec une chaîne de marchés d'alimentation ? Parmi les aspects positifs, les bannières assurent une grande couverture de marchés et permettent un volume de vente relativement élevé. En revanche, elles demanderont peut-être beaucoup. « Les chaînes feront affaire avec une entreprise solvable. Il se peut même qu'on demande de consulter les états financiers d'un éventuel fournisseur », souligne Marcel Pichette, directeur général de la Fédération des coopératives d'alimentation du Québec. De plus, elles demanderont l'assurance d'un approvisionnement constant et sur demande selon le cas.
L'approvisionnement : le nerf de la guerre
Connaître sa capacité réelle de production est essentiel pour un fabricant. Il devra assurer un approvisionnement assidu dans les magasins de la chaîne. « Une tablette ne peut pas demeurer vide ! », de dire M. Pichette. « Si le fournisseur ne peut pas réapprovisionner à temps, il perdra son contrat. » La flexibilité entre ici en ligne de compte. « Le fournisseur doit être capable de répondre à une commande supplémentaire envoyée en urgence », explique Christine Côté, directrice au développement des affaires chez Pôle Québec-Chaudière-Appalaches. « Une rupture de stock est très possible et c'est là que seront évaluées les capacités du fournisseur. »
Certification HACCP et normes d'étiquetage
Outre l'approvisionnement, encore faut-il
que le produit réponde aux critères des grandes chaînes. Ces dernières
exigent maintenant que leurs fournisseurs - du moins ceux qui assurent
la distribution de leurs produits à travers tous leurs magasins -
aient reçu la certification HACCP. De plus, l'étiquetage nutritionnel,
une nouvelle donne dans les normes alimentaires canadiennes ainsi que
les règes d'emballage sont également obligatoires. Produire pour les
grandes chaînes représente donc un attrait certain mais encore faut-il
s'y préparer adéquatement.
|
|
||||||||||||||||||