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Les bannières
et les courtiers Par Martine Frigon
Pour tout transformateur alimentaire, les grandes chaînes exercent une attirance et représentent une expansion de marchés. De la plus grande industrie de transformation à l'entreprise qui se spécialise dans les produits du terroir, il y a une place à prendre pour celui qui le veut bien. Voici un survol des principales bannières présentes sur le territoire québécois : leurs exigences et leurs particularités.
Un survol des grandes bannières
Dans les magasins entrepôts Costco, dont le siège social canadien est situé à Ottawa, les produits locaux ou régionaux sont les bienvenus. « Nous en offrons dans plusieurs de nos entrepôts et ils sont distribués bien souvent dans seulement un ou deux endroits selon la volonté du fournisseur. Évidemment, de par la nature de nos magasins, ce dernier doit être en mesure d'offrir des portions familiales dans un emballage robuste parce que tout est transporté par palettes. Nous sommes ouverts à tout produit qui répondra à une demande. Le seul critère que nous exigeons, c'est la certification HACCP », précise Ron Daniani, porte-parole chez Costco.
Même intérêt chez Wal-Mart. « Il est possible de distribuer les produits d'un petit fournisseur dans une région ou encore dans quelques magasins. Nous voulons d'ailleurs augmenter leur nombre. L'année dernière, nous avons organisé une foire commerciale à Toronto, destinée aux petites entreprises qui désiraient faire affaire avec nous. Nous voulons refaire l'expérience notamment au Québec », lance Andrew Pelletier, porte-parole de Wal-Mart pour le Canada.
Sobeys, de son côté, compte 250 magasins affiliés au Québec. « Les marchands possèdent une liberté d'action et ils peuvent acheter les produits d'un fournisseur de leur choix dans une proportion de 10 % de leurs achats totaux », explique Pierre Labelle, vice-président à la gestion par catégories. « Il n'est pas nécessaire que le produit soit certifié HACCP en distribution locale mais au moins avoir été inspecté par les autorités gouvernementales. Par contre, la certification HACCP d'un produit est obligatoire pour la distribution à travers toutes nos épiceries. »
Métro-Richelieu possède 246 marchés d'alimentation, en plus de 57 Super C, 38 Loeb et 104 pharmacies Brunet. « Nous évaluons un produit avec une approche par segment. Est-ce un produit à valeur ajoutée dans sa catégorie ? Dans l'affirmative, nous évaluons son potentiel », souligne France Patenaude, directrice à la négociation centrale chez Métro-Richelieu.
Chez Provigo, où l'on supervise 110 épiceries sous cette marque de commerce, 103 Maxi et 37 Loblaw, les critères sont les mêmes que dans toute autre grande bannière. « Nous répondons aux besoins de nos consommateurs », mentionne Josée Bédard, directrice principale aux affaires corporatives chez Provigo.
Retenir les services d'un courtier
Quel est le rôle d'un courtier en alimentation ? « Ils pourront rencontrer plus facilement les acheteurs des grandes chaînes. Les firmes de courtiers en alimentation sont connues », explique Pierre Labelle, vice-président à la gestion par catégories chez Sobeys.
« Il est préférable bien souvent qu'un manufacturier s'associe les services d'un courtier en alimentation », ajoute France Patenaude. « Il possède la force de vente nécessaire pour s'assurer que les produits occupent bien la place qu'ils doivent prendre sur les tablettes. »
Au Québec, l'Association des courtiers en
alimentation du Québec peut procurer une liste de ses membres sur
demande et des informations sur le rôle de cet intermédiaire.
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