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  Ce dossier a été publié dans l'édition février 2005 du Magazine Circuit industriel.
   
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Institut des matériaux industriels
Une découverte mondiale dans le secteur de l'impression

Par Martine Frigon

 
 

 

La science et la technologie font sans cesse des progrès. Bien sûr, le Québec n'y échappe pas et des percées importantes émergent ici. C'est le cas notamment d'expériences jugées prometteuses en nanolithographie qui se déroulent à l'Institut des matériaux industriels (IMI) de Boucherville. Depuis presque deux ans, un laboratoire en nanofabrication a été créé dans ses locaux où l'on peut imprimer ou plus précisément lithographier à l'échelle nanoscopique.

 

Mais qu'est-ce que la nanolithographie ? Elle permet l'impression sur des objets à des dimensions nanoscopiques, c'est-à-dire extrêmement petites, mesurables en nanomètres, à partir des composants élémentaires de la matière que sont les atomes et les molécules. Cette impression s'effectue à l'aide d'un rayonnement d’une longueur d'onde plus courte (rayon X) ou d'un faisceau d'électrons.

 

Participation québécoise importante

 

Les chercheurs de l'Institut des matériaux industriels tentent de trouver une façon de réaliser une production de masse dans le domaine de la nanolithographie. « Avec un faisceau d'électrons, nous allons graver la matrice principale et nous créons un patron qui comporte des détails à l'échelle nanoscopique », raconte Richard Flynn, porte-parole de l'IMI, structure rattachée au Conseil national de recherche Canada (CNRC). Ceci représenterait un potentiel commercial très intéressant. « Uniquement dans le domaine médical, cette technologie sera des plus prometteuses. »

 

Dernièrement, l'IMI a signé une entente avec l'entreprise autrichienne EV Group, qui fabrique de l'équipement spécialisé dans les technologies de nanoimpression et de nanolithographie, appelées « NIL » dans le langage des initiés. La prochaine génération des méthodes lithographiques pourrait donc se réaliser grâce au savoir-faire québécois. « Nous en sommes présentement à essayer de prendre cette technologie et trouver une manière d'effectuer de la production de masse sur plastique. Nous savions que c'était une technologie qui avait de l'avenir et nous sommes heureux de participer à ce type de recherche. Nous avons trouvé un créneau ! »