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Résultats
d'une étude sur l'industrie électrique Par Martine Frigon
Une récente étude effectuée par le Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie électrique et électronique *( CSMOIÉÉ ) , un organisme qui œuvre dans ce secteur d'activité, a dévoilé des chiffres intéressants. Entre 1999 et 2003, l'emploi aurait augmenté au plus de 10 %. En 2003, on comptait 23,784 personnes rattachées à ce secteur manufacturier au Québec.
Autre signe positif : 71 % des 991 établissements qui font partie de cette industrie auraient vu leur chiffre d'affaires augmenter. La moyenne observée pour l'année 2003 serait de 8,1 milliards de dollars ; une hausse de 5 % par rapport à 1999.
Chez Hydro-Québec, le plus grand employeur québécois dans le secteur électrique, l'emploi a augmenté de 3,2 % de 1999 à 2003, alors que ses dépenses d'exploitation sont passées de 1,9 à 2,4 milliards de dollars durant la même période, ce qui signifie une augmentation de 23 %.
* L'industrie électrique au Québec - Situation comparative 1999-2003 Rapport Final. Comité sectoriel de la main-d'œuvre de l'industrie électrique et électronique (CSMOIÉÉ). 2004
Électricité de production Manque de relève chez les techniciens
L'informatique et le multimédia ont eu raison des coups de cœur que portaient les jeunes aux métiers de l'électronique, il y a une quinzaine d'années. C'est du moins la conclusion de Jacques Boudreau, directeur général du Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'industrie électrique et électronique (CSMOIÉÉ).
Il soutient que cette situation entraînera une conséquence plus importante qu'une question de choix personnel : il se produira un manque flagrant de relève en électronique industrielle dans les prochaines années. « La population étudiante dans ce domaine diminue », dit-il. « Le problème est même réel dans l'immédiat. »
Fabrication de circuits imprimés
Pourtant, des entreprises oeuvrant dans le secteur de l'industrie électrique et électronique, il en existe beaucoup au Québec et elles sont connues. Selon les données du ministère du Développement économique et régional et de la Recherche *(MDERR), la microélectronique représente près de 60 % du volume d'affaires du secteur canadien des technologies de l'information et des communications (TIC).
Le futur semblerait prometteur pour cette industrie. Dans le Répertoire de l'industrie microélectronique du MDERR, on peut y lire que « dans l'avenir, la demande de composants entièrement photoniques pour les réseaux intelligents (…), le déploiement de l'accès résidentiel Internet haut débit (…), le Wi-Fi, la télévision de haute définition, la transmission vidéo interactif temps réel dans l'Internet pour les jeux (…) devraient stimuler la demande pour de nouvelles générations d'équipements de communication. »
Malgré ces nouvelles de bon augure, Jacques
Boudreau souligne que les entreprises qui fabriquent des circuits
imprimés au Québec devront toutefois redoubler d'imagination pour
rivaliser avec la compétition internationale. « Il faudra trouver une
valeur ajoutée, travailler dans l'économie du savoir et délaisser la
production de masse ». Tout comme les autres secteurs où la production
de masse n'est plus concurrentielle comme le plastique et le meuble,
l'industrie de la microélectronique doit donc trouver une niche.
* Répertoire de l'industrie microélectronique, ministère du Développement économique et régional et de la Recherche (MDERR), 2003.
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