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Les activités
portuaires commerciales en Mauricie Par Martine Frigon
Entre Québec et Montréal et des deux côtés du fleuve Saint-Laurent, il existe des activités portuaires importantes. Celles-ci s'exercent à Trois-Rivières, sur la rive nord et à Bécancour, tout en face. Comment ces petits ports, s'ils sont comparés à leurs voisins situés à quelque cent kilomètres que sont les ports de Québec et de Montréal, tirent-ils leur épingle du jeu ? La réponse est simple : les ports de Trois-Rivières et de Bécancour répondent à des besoins spécifiques, allant de pair avec les entreprises manufacturières qui les entourent. Ces dernières relèvent fort majoritairement des secteurs des pâtes et papiers, de la métallurgie et des produits chimiques.
Un port en milieu urbain
Le port de Trois-Rivières, de 3 km de long, possède des terminaux pour la manipulation et l'entreposage de marchandises telles que les pâtes et papiers, l'alumine, l'acier, la glaise, le grain, le sucre et les produits pétroliers. Il accueille environ 300 navires par année pour un volume total de marchandises qui se situe entre 2 et 2,5 millions de tonnes. La capacité d'entreposage des produits pétroliers est de 75,000,000 de litres et de 158,350 m3 pour les autres types de vrac liquide. Au quai 17 du port trifluvien par exemple, on retrouve le terminal Lauralco qui possède une capacité de stockage de 105,000 tonnes d'alumine, une matière première pour l'aluminerie Lauralco, située à Deschambeault sur la rive nord du fleuve. Plus de 400 personnes travaillent au port pour différentes entreprises, ces dernières étant rattachées principalement aux activités de manutention.
Et l'autre à la campagne
La Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB), créée en 1990, gère le port de Bécancour sur la rive sud du fleuve. « Ici, ce sont les entreprises de la Société et ce, dans une proportion de 95 %, qui sont desservies par le port », raconte Serge Girard, président-directeur général de l'organisme. On y retrouve entre autres l'Aluminerie de Bécancour ABI, Norsk Hydro et Petresa. En 2001, l'entreprise Servitank y a fait construire neuf réservoirs destinés au vrac liquide. Deux d'entre eux servent à entreposer la paraffine et l'alkylbenzène linéaire(ABL). Ce dernier produit est un composé biodégradable conçu à l'aide de paraffine et de benzène. Il entre dans la préparation des détergents en poudre ou liquide et il est fabriqué par Petresa.
Par l'ajout de ces réservoirs, l'approvisionnement de la paraffine est maintenant assuré uniquement par bateau. Selon les statistiques de la SPIPB, ceci diminue les risques d'accident et de déversement. Auparavant, plus de 30 % de cette marchandise était acheminé par le service ferroviaire se traduisant par 1,234 wagons et par le déplacement de 1,914 camions.
Pour l'année financière s'étant terminée le
31 mars 2004, le port a accueilli 120 navires qui ont transporté
1,830,941 tonnes métriques de marchandises dont 138,939 de vrac
liquide, 1,629,088 de vrac solide et 62,914 de marchandise générale.
Les prévisions budgétaires pour cette année ne ressembleront toutefois
pas à la réalité en raison du conflit à l'aluminerie ABI ; un élément
majeur dans la diminution des revenus. « Le conflit à l'usine ABI aura
affecté de beaucoup nos prévisions budgétaires pour l'année 2004, car
les activités de cette entreprise représentent 55 % de notre chiffre
d'affaires », explique M. Girard. « Plus particulièrement, l'usine
nous rapporte normalement entre 80,000 et 100,000 dollars par mois. Un
fait positif cependant, une nouvelle entreprise ouvrira ses portes en
2006, Trans-Canada Énergie, un investissement de 500 M$. »
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