|
Membre du
|
|
||||||||||||||||||
|
Oproma a développé la gestion de projets en ligne Par Sylvais Dupras
Avec l'informatique, ces applications deviennent plus aisées à réaliser. Avec des modules adaptés, c'est encore plus facile. La petite firme Oproma (un acronyme de Online PROject MAnagement) de Gatineau a vu le jour en 2000 parce que son propriétaire, Denis Lemieux, voulait justement trouver des solutions pour gérer ce type de projets et tous les autres qui lui ressemblent.
Le président-directeur général de l'entreprise est un ingénieur civil de formation. Il a beaucoup travaillé dans le domaine de la construction et est au fait des échéanciers longs et souvent inutiles qu'il y a entre chaque étape et chaque professionnel. C'est en complétant sa maîtrise en gestion de projets à l'Université du Québec à Hull que M. Lemieux a eu l'idée de fonder Oproma. « Dans mes travaux d'équipe, j'ai côtoyé des gens issus de la haute technologie, dit-il. J'ai réalisé qu'il était possible d'améliorer ce que je faisais tous les jours en utilisant Internet, le dénominateur commun de tout le monde. »
Ainsi, en 2000, il fonde Oproma et retient les services d'un programmeur afin de jeter les bases de son nouveau programme informatique. En janvier 2001, il obtient un projet pilote avec Travaux publics et services gouvernementaux Canada (TPSGC) qui souhaite obtenir une nouvelle version de l'application pour répondre à ses besoins. En juillet dernier, Oproma décrochait un contrat de trois ans avec TPSGC, avec une option de prolongation de deux ans, afin d'offrir un outil de collaboration sécurisé de gestion de projets sur le Web permettant l'hébergement de projets multiples.
Le coup d'envoi
Cet important contrat donne le rythme de croisière désiré à Oproma, admet Denis Lemieux. « Jusqu'à maintenant, nous dispensions de tels services à diverses entreprises privées et un contrat gouvernemental de cette importance nous permettra de penser à prendre de l'expansion. Notre bannière, c'est davantage la collaboration en ligne ; donc, on ne gère pas nécessairement les projets, mais on offre les outils de collaboration en ligne basés sur le Web. C'est propre à nous. »
Ce qu'offre Oproma, c'est l'utilisation d'un site Web sécurisé permettant la gestion d'information sur Internet. Ainsi, tout ce qui a rapport à un projet précis est consigné sur ce site, 24 heures par jour, sept jours par semaine, au fur et à mesure que les différents professionnels interviennent dans le projet. On y retrouve tout : de la documentation, des rapports des professionnels, l'agenda du projet et autres. Et, ces informations sont disponibles peu importe où vous vous retrouviez dans le monde.
Les applications d'Oproma s'apparentent donc à un site Web traditionnelle sur Internet. « À la différence que sur notre site, oproma.com, nos clients ont accès à un site sécurisé, convivial, mis à jour régulièrement et plus efficace », avance Denis Lemieux. "Pour le client, il n'y a aucune licence à acheter, aucun logiciel à installer et le site peut être livré aussi rapidement qu'en 15 minutes. L'abonnement mensuel permet aussi beaucoup de latitude pour les clients. »
Quatre programmeurs assument la gestion et le développement du site. « Notre produit est très flexible en ce sens que le client a le choix des modules qu'il peut utiliser pour la gestion de ses informations. C'est un peu le principe des produits à la carte », poursuit le p.-d.g. d'Oproma. Avec le contrat obtenu de TPSGC, deux autres programmeurs pourraient se joindre à l'équipe qui compte aussi, depuis septembre, une gestionnaire en développement des affaires qui est chargée de dénicher de nouveaux clients.
Le vent dans les voiles
Ainsi, pour l'avenir, Oproma souhaite poursuivre son développement au niveau et privé et public, notamment auprès des municipalités et des commissions scolaires qui y retrouveraient leur compte pour informer le public quant aux déroulements des chantiers en cours.
Et, comme la plupart des petites entreprises de haute technologie, la crise qui a ébranlé ce secteur il y a quelques années n'a pas empêché le développement d'Oproma. « Étant donné que nous n'avons pas de fournisseurs ni de partenaires qui développaient des composantes, nous avons été plus ou moins affectés. Et, comme nos clients n'ont pas d'investissements majeurs à réaliser, le risque est beaucoup moins élevé. Tout ce que l'on peut faire, c'est de les aider en simplifiant les communications, ce qui est la base d'une bonne gestion de projets », a rajouté M. Lemieux.
Et, à la fin d'un important chantier, finies
les lourdes boîtes d'archives du projet : tout peut être archivé sur
un CD ou un DVD. « En somme, le client veut quelque chose qui ne coûte
pas une fortune, qui est facile à utiliser et qui est adapté à la
conjoncture. Au Canada, nous en sommes encore au début de
l'utilisation des services Internet et nous nous inspirons de
l'utilisation de ces technologies de nos voisins du Sud qui sont au
moins cinq ans en avance sur nous. Les gens ont de plus en plus
confiance aux sites sécurisés et l'utilisation de l'Internet ira en
s'accentuant au Canada », termine Denis Lemieux.
|
|
||||||||||||||||||