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  Ce dossier a été publié dans l'édition décembre 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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L'énergie éolienne
Naissance d'une véritable industrie québécoise

Par Carl Thériault

 
 

LVincent Audric, directeur au développement chez NACLS et JEan-Louis Chaumel du groupe éolien de l'UQAR et de ATI-Eolien.


L'industrie de fabrication d'éoliennes à haute puissance (1.5 à 2.8 mégawatts) au Québec deviendra réalité dans quelques mois dans la foulée de l'octroi par Hydro-Québec d'un premier 1 000 mégawatts d'énergie à deux compagnies, Cartier Wind Energy et Northland Power utilisant la technologie de General Electric pour des retombées estimées à près de 2 milliards $. Un deuxième appel d'offre de 1 000 mégawatts consolidera cette jeune industrie, sans compter les projets indépendants. Deux usines d'assemblage seront construites à Matane et à Gaspé qui emploieront plus de 350 personnes.

 

« Les compagnies qui n'ont pas été sélectionnées dans l'appel d'offres ont investi de l'argent. Il est peu probable qu'ils vont reculer. Rien ne les empêche de soumettre un projet à Hydro-Québec, hors du processus de soumission comme à ceux de la compagnie danoise Vestas aux monts Miller et Copper à Murdochville », décrit Jean-Louis Chaumel, du groupe éolien de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

 

La compagnie 3CI de Murdochville installe deux parcs d'une capacité énergétique de 54 mégawatts chacun sur les monts Copper et Miller pour des investissements totalisant 180 millions $.

 

Retombées industrielles

 

 

Le système de contrôle des éoliennes est comme le cerveau de cette source d'énergie.


 

La compagnie Marmen de Cap-de-la-Madeleine détient une option sur un terrain de 1 million de pieds carrés dans le parc industriel matanais pour une usine de fabrication de tours. La production des pales serait réalisée à Gaspé, et les turbines seront importées.

 

Les retombées ne sont pas seulement liées à la production de pièces. La firme Pesca Environnement de Maria a été choisie par Cartier pour réaliser les études d'impact des deux premiers parcs, à l'Anse-à-Valleau et à Baie-des-Sables. L'autre gagnant du premier appel d'offre, Northland Power, a confié les études d'impact de ses deux parcs à SNC-Lavalin. Une grande partie des dépenses en capitaux, pouvant atteindre 40 % du coût total, sera consacrée à l'aménagement des routes menant aux sites choisis pour les parcs, à la géodésie, à la préparation du terrain et au coulage du béton. Cette énergie sera à un prix compétitif de 6,5 cents du kWh bat par un cent du kWh comparativement à 7,5 cents du kWh pour le projet de centrale le Suroît.

 

Éoliennes à faible puissance

 

Le Québec est aussi en selle dans le domaine des éoliennes à faible puissance. Une éolienne de 20 kilowatts de fabrication entièrement canadienne a été développée par le groupe éolien de l'Université du Québec à Rimouski, l'entreprise Plastiques Gagnon (PG) de Saint-Jean-Port-Joli et Contrôle RK de Matane. L'éolienne de 20 KW jusqu'à 35 KW sert aux secteurs éloignés qui ne sont pas raccordés au réseau Hydro-Québec, comme les pourvoiries, les îles ou les communautés éloignées. L'éolienne, au coût d'environ 60 000 $, peut être contrôlée à distance grâce un système de télé surveillance satellitaire mis au point par la firme NACLS de Largo au Maryland en collaboration avec la firme ATI-éolien de Rimouski.