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L’industrie
du textile Par Martine Frigon
Pas facile de trouver des employés en Beauce. À preuve, des affiches sur lesquelles sont inscrits les deux mots prometteurs d’avenir « Nous embauchons » sillonnent les parcs industriels beaucerons. Les municipalités de Saint-Georges de Beauce, Beauceville, Saint-Joseph, Sainte-Marie, Saint-Martin et Saint-Ephrem pour ne nommer que ces endroits où pullulent des PME manufacturières sont en recrutement constant.
Selon les données d’Emploi-Québec, plus de
3600 nouveaux emplois en Chaudière-Appalaches ont été créés cette
année, plus particulièrement durant la période située entre les mois
de juin 2003 et 2004.
Postes à combler en production
Dans le domaine du textile, la situation est similaire pour certains industriels. Chez Textiles Du-Ré par exemple, une entreprise de fabrication de fils située à Saint-Ephrem de Beauce, on cherche du personnel. L’usine fonctionne sur trois quarts de travail et emploie quelque 280 travailleurs. Ces derniers proviennent des régions de Saint-Georges de Beauce et de Thetford Mines, et malgré la grandeur relative de ces deux centres urbains, il reste encore des postes à combler.
« En mai, nous avons engagé environ 90 personnes, mais ce sont pour la plupart des étudiants et ils resteront uniquement pour la période d’été », raconte Sylvie Lessard, du département des ressources humaines. «De plus, nous avons des problèmes à recruter pour le quart de nuit et celui de la fin de semaine.» Ce qui les a aidés un peu, c’est la fermeture de Cavalier Textiles, une usine qui était située à Saint-Georges de Beauce et qui a fermé ses portes mettant au chômage quelque 130 personnes au début de 2004. « Cela nous a amené des gens d’expérience », ajoute Mme Lessard. Texel est un fabricant de tissus industriel situé à Sainte-Marie de Beauce. Là aussi, on a un problème de recrutement. « Nous avons besoin de techniciens en maintenance industrielle ou en électromécanique, notamment pour les quarts de soirée et de fin de semaine. Ce sont des ressources très difficiles à trouver », explique Kathleen Martineau, conseillère en ressources humaines.
Le problème est moins criant chez Confection
Rayjo, un sous-traitant pour manufacturiers de vêtements. «Nous
fermons trois semaines durant l’été, ce qui fait que nous n’avons pas
de problèmes de remplacement de vacances», explique Jacqueline Jobin,
responsable des ressources humaines. Au Comité sectoriel de
main-d’œuvre de l’industrie du textile, on offre même un service de
placement en ligne. Il n’en demeure pas moins que la région de
Chaudière-Appalaches figure parmi celles où l’on retrouve le plus
d’industries dans ce secteur d’activité et que certaines entreprises
ont du mal à trouver tous les effectifs dont ils ont besoin.
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