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Petro-Canada Par Bernard Gauthier
La pétrolière Petro-Canada investira 120 M$ d’ici la fin de l’année à sa raffinerie de l’Est de Montréal pour augmenter sa capacité de production de 20 000 barils supplémentaires par jour. Les premiers travaux à l’unité de traitement de brut auront lieu en octobre prochain et la raffinerie sera entièrement opérationnelle deux mois plus tard. Lorsque Petro-Canada aura complété ses travaux, la capacité maximale de production à sa raffinerie de l’Est de Montréal atteindra les 130 000 barils par jour. « Ces investissements devraient nous permettre de s’approcher d’une performance ou parmi l’une des meilleures de l’industrie pétrolière dans tout l’Est du continent nord-américain. Notre objectif est d’assurer une saine compétition à l’échelle mondiale », raconte le directeur, Michel Roy ingénierie des procédés, Est du Canada.
De plus, le projet prévoit un réaménagement des installations de réception et d’expédition des produits finis afin de compenser la perte de production suite à la fermeture de la raffinerie d’Oakville en Ontario. « Notre raffinerie d’Oakville n’était pas compétitive, ni la possibilité de le devenir, surtout vis-à-vis les investissements requis pour respecter les nouvelles législations sur l’essence, lesquelles entreront en vigueur à la fin de cette année et au 1er juin 2006. » Outre Montréal, la société pétrolière et gazière possède une deuxième raffinerie à Edmonton, Alberta. En 2003, elles représentaient 17 % de la capacité de raffinage totale de l’industrie canadienne.
Petro-Canada est le plus important producteur d’huiles de base pour lubrifiants au Canada et le plus important producteur d’huiles blanches dans le monde. En réaménageant les installations à Montréal, l’usine pourra ainsi raffiner des gazoles produits d'une gamme variée de charges d’alimentation de pétrole brut en huiles de base pour lubrifiants, à partir desquelles d’autres produits spécialisés seront fabriqués, tels que les distillats et le bitume.
« Ce réaménagement fondamental assurera la position concurrentielle des activités de raffinage de l’Est du Canada et élargira notre approche qui, au lieu de mettre l’accent uniquement sur le raffinage, englobera une perspective d’approvisionnement et de logistique avec laquelle un rendement premier de classe est possible », a indiqué Boris Jackman, vice-président directeur, secteur d’Aval, chez Petro-Canada.
En 2006 : investissements de 100 M$
Un deuxième volet vient s’ajouter à la politique d’investissement de Petro-Canada. Il s’agit de la construction d’une usine d’hydrotraitement en 2006, toujours dans l’Est de Montréal, dont les coûts vont dépasser les 100 M$. L’usine aura pour fonction de réduire les quantités de soufre dans le diesel afin de respecter les nouvelles normes environnementales. Dès le 1er juin 2006, la quantité de soufre à la pompe ne devra pas excéder les 15 ppm. «Cela exige des usines à haute pression et tous les raffineurs sont confrontés à ce genre d’investissements dans l’industrie. »
À l’échelle nationale, Petro-Canada a
réalisé un bénéfice d’exploitation record de 1,4 G$ en 2003 et emploie
plus de 4 500 travailleurs au pays et à l’étranger.
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