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  Ce dossier a été publié dans l'édition août 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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L’atelier Fine-Touche
L’enseigne sculptée devenue un art

Par Carl Thériault

Fine-Touche à Antibes en Méditerranée française.


De Saint-Georges-de-Beauce à Antibes sur la Riviera française, les enseignes sculptées Fine-Touche de
Saint-Donat-de-Rimouski ont fait du chemin depuis la fondation de l’atelier il y a dix ans.« Je fais tout : la conception, le devis, le laminage, l’ébénisterie, la dorure, les décorations. Beaucoup de petites disciplines.
Chacun de mes clients trouve que son enseigne est la plus belle, ce qui me fait toujours plaisir d’entendre ce genre de paroles », exprime Yves Desrosiers, propriétaire de Fine-Touche qui fabrique aussi des trophées, des numéros civiques et des plaques.

 

 

L’enseigne du Gaspésiana à Sainte-Flavie, près de Mont-Joli.


 

L’atelier répond aussi à des commandes spéciales comme les identifications des 18 trous du club de golf du Bic, près de Rimouski.Toutes les pièces sculptées qui sortent de l’atelier Fine-Touche sont uniques. La matière première utilisée, le cèdre de l’Est, est abondante dans la région.
« C’est finalement le compromis
entre l’art et la production. Il faut vendre assez cher pour en vivre mais sans entrer dans la production en série. Ce qui décide généralement de tout, c’est le budget qu’un individu ou une entreprise veut mettre. »

 

L’enseigne de Sainte-Luce-sur-Mer, près de Rimouski.


L’atelier de travail de Fine-Touche est composé de machines de base comme un planeur, un banc de scie, un jet de sable, un dépoussiéreur, mais ce sont les outils manuels qui font le vrai travail. « J’ai surtout appris le métier en Colombie-Britannique avec un Australien qui ne comprenait pas le français mais j’étais un visuel. Je voulais vivre de mon art mais ne pas vendre des bibelots les fins de semaine. Je me suis donc dirigé vers les arts appliqués. »

 

« C’est toujours du travail de précision. Pour les feuilles
d’or, il faut adapter le temps de séchage aux conditions de température ambiante pour avoir la plus grande ambiance. Je me sers de mon expérience et mes connaissances en météo d’ex-agent d’information de vol. »

 

 

Fine-Touche à Saint-Georges-de-Beauce.


 

La connaissance du bois est importante; un matériau qui « bouge » avec l’humidité. « Je suis travailleur autonome, mon propre boss, dans mon atelier et la fierté de travailler dans ce domaine pendant dix ans sans avoir signé une carte de chômage. Ce qui est plaisant, c’est que beaucoup de monde voit mon art en entrant dans un commerce ou par l’identification d’une ville »

 

En 1986, un accident de delta-plane avait empêché Yves Desrosiers de poursuivre son métier de sculpteur. Il devient agent d’information de vol dans des aéroports régionaux. « J’avais la sécurité d’emploi à Transports-Canada. C’était un choix parce que je n’avais alors qu’un bras fonctionnel. Mais j’aimais mieux travailler et gagner mon salaire même s’il était plus petit que de ne pas travailler réellement et d’avoir un plus gros salaire. »