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  Ce dossier a été publié dans l'édition août 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Pénurie de main-d'oeuvre à venir
pour l’industrie métallurgique

Par Martine Frigon

Tout comme la plupart des secteurs d’activités industrielles, une pénurie de personnel guette le secteur de la première transformation des métaux au cours des prochaines années. Les emplois touchés se situent très majoritairement parmi ceux directement rattachés à la production.

 

Travailleurs âgés

 

 

Selon le comité sectoriel
de main-d’œuvre de la métallurgie du Québec, ce sont les emplois reliés aux domaines de la sidérurgie, de la production d’alumine et d’aluminium ainsi que des métaux non ferreux qui seront les plus touchés.

 

L’industrie constate donc qu’il faut plusieurs nouveaux travailleurs qui devront être formés pour remplacer les départs à la retraite.

 

La principale raison demeure l’âge avancé du personnel en place. En fait, plus de 44% des personnes en emploi sont âgées de 45 à 54 ans et 12% de 55 ans et plus. De plus, les tâches reliées à la production dans ce domaine s’apprennent « sur le tas », avec le cumul de plusieurs années d’expérience au sein des entreprises.

 

Selon le comité sectoriel de main-d’œuvre de la métallurgie du Québec, ce sont les emplois reliés aux domaines de la sidérurgie, de la production d’alumine et d’aluminium ainsi que des métaux non ferreux qui seront les plus touchés. L’industrie constate donc qu’il faut plusieurs nouveaux travailleurs qui devront être formés pour remplacer les départs à la retraite.

 

Le compagnonnage

 

Parmi les pistes de solutions, une vaste campagne de sensibilisation aux métiers de la métallurgie a été lancée au Québec en mai dernier auprès de la clientèle scolaire. « Les jeunes ne semblent pas intéressés à travailler dans l’entreprise de première transformation des métaux. Pourtant, les conditions sont très intéressantes. Il y a un effort de sensibilisation à faire pour promouvoir ces métiers », conclut Clément Drolet, du ministère du Développement économique et régional et de la Recherche du Québec.

 

Par ailleurs, le Comité sectoriel prône la formation par compagnonnage dans les entreprises. L’organisme les incite également à utiliser la reconnaissance des acquis comme un moyen pour encourager la relève adulte à se réorienter vers des formations menant à des emplois dans cette industrie.