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Des défis
technologiques importants Par Martine Frigon Selon une étude menée par le Comité sectoriel de la main-d’œuvre de la métallurgie du Québec, il semblerait que l’Europe de l’Est et l’Asie soient maintenant de véritables concurrents pour les entreprises québécoises qui oeuvrent en métallurgie. De plus, les entreprises situées dans ces pays disposent de nouvelles installations plus modernes et de nouveaux procédés; ce qui les rend plus performantes comparativement à celles des usines québécoises.
Paradoxalement, la venue de ces nouvelles installations provoquerait une surcapacité de production qui occasionnerait un dumping et une chute des prix causés par l’augmentation de la production. Pour l’industrie québécoise de la métallurgie, voilà un paysage bien morne ou encore un défi à relever selon le regard que l’on porte.
Changements organisationnels à l’horizon
Le Comité sectoriel soutient qu’il faudra que les entreprises changent leur façon de produire et de commercialiser leurs produits. Cela entraînera nécessairement des répercussions sur l’organisation du travail et les besoins en main-d’œuvre. Les travailleurs spécialisés en opération de machines-outils sont particulièrement touchés. Frédéric Simard, conseiller industriel au ministère du Développement économique régional et de la Recherche du Québec indique qu’un manque de formation notamment au niveau de l’usinage à grande vitesse est criant dans les entreprises québécoises. « Il y a un manque de main-d’œuvre qualifiée pouvant opérer ce genre de machines. Les gens ne sont pas formés. »
Ce dernier ajoute que le problème du recrutement du personnel très qualifié est plus important lorsque l’économie se porte bien. « Les grandes entreprises offrent de meilleures conditions de travail et avantages sociaux. Elles recruteront le personnel le plus compétent laissant ainsi moins de marge de manœuvre aux plus petites entreprises qui ne peuvent offrir les mêmes conditions », explique-t-il.
Enchères inversées
Par ailleurs,
une nouvelle tendance s’installe peu à peu dans le monde des appels
d’offres: les enchères inversées. Elles se tiennent sur le site
Internet du donneur d’ordres. Les appels d’offres sont affichés et
toutes les propositions des fournisseurs soumissionnaires sont
visibles. Ce sera la plus basse soumission qui l’emportera. Cet
exercice s’effectue dans un temps relativement court. « Les
entreprises devront connaître parfaitement leur prix de revient »,
explique M. Simard. « Ceci représente nettement plus de pression pour
les fournisseurs. Malgré le fait que cela puisse paraître difficile,
il y a des entreprises québécoises qui sont sorties gagnantes et qui
ont eu des commandes très intéressantes. »
Diagnostic sectoriel de main-d’œuvre de
la métallurgie du Québec,
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