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Petits agendas deviendront grands Par Sylvain Dupras
Les gens d’affaires, les professionnels, les dirigeants d’entreprises, les fonctionnaires et même les élèves utilisent des agendas pour gérer leur emploi du temps…pour ne pas rater un rendez-vous d’affaires si important et, qui sait, l’affaire du siècle! On parle ici de la gestion du temps.
Il existe sur le marché une quantité incroyable de modèles d’agendas, de toutes les grandeurs et de toutes les formes, question de répondre à tous les besoins. En 1985, une entreprise de Gatineau, Aupel, s’est lancée dans la fabrication et la conception d’agendas ici même au Québec. L’entreprise, présidée par Paul Delisle, fait surtout sa marque dans la fabrication d’agendas fonctionnels commerciaux et scolaires dont l’objectif est d’offrir un bon rapport qualité-prix.
Au fil des années, Aupel a développé sa propre expertise dans le domaine des agendas. «Notre vaste expérience dans le domaine et notre connaissance des diverses techniques de production à chacune des étapes de la fabrication nous permettent de bien conseiller nos clients et de leur offrir des agendas fonctionnels bien adaptés à leurs besoins », explique Paul Delisle.
Aupel fait appel à de l’équipement à la fine pointe de la technologie pour la fabrication de ses agendas, tient à préciser le président de l’entreprise outaouaise. «Les ateliers de graphisme, d’impression offset, de sérigraphie, d’estampage à chaud, d’assemblage et de finition sont regroupés sous un même toit; ce qui nous permet d’avoir un contrôle rigoureux sur la production et la qualité de nos produits », poursuit M. Delisle.
Le marché américain
Le siège social et le centre de fabrication sont situés à Gatineau tandis que le bureau des ventes est installé à Montréal afin de desservir les marchés québécois et canadien. Déjà bien établie au Québec et dans le reste du Canada, la compagnie gatinoise Aupel tentera maintenant de percer le vaste marché de nos voisins du Sud, les États-Unis, dans le domaine des agendas scolaires.
C’est un projet que la compagnie caresse depuis plusieurs années et qu’elle a finalement décidé d’enclencher il y a un, au printemps 2003, en créant une nouvelle compagnie basée aux États-Unis pour prendre en charge ce nouveau service directement sur place.
Pour le président Paul Delisle, cette décision était importante pour concrétiser le travail de la compagnie sur le marché anglophone. Au départ, après avoir attaqué le marché québécois, Aupel avait concentré ses efforts à développer le marché du Canada anglais, ce qui lui a permis de devenir le fabricant des agendas scolaires pour le Toronto District School Board, la deuxième commission scolaire en importance en Amérique du Nord.
Mais, pour poursuivre son développement et être plus concurrentielle, la compagnie devait se tourner vers d’autres marchés. «Aupel était présent sur le côté anglophone, mais ce n’était pas un très gros marché pour nous, explique M. Delisle. Or, pour avoir du succès sur le marché des agendas scolaires anglophones, on devait les produire à plus grande échelle, d’où l’importance d’être présent aux États-Unis.»
Production versus bénéfices
La percée vers les États-Unis permettra donc cette augmentation de la production qui sera bénéfique pour Aupel qui souhaite se faire une place sur l’échiquier américain le plus rapidement possible. Elle s’y attaque d’ailleurs rapidement puisqu’elle est en campagne de sollicitation depuis quelques mois pour les agendas scolaires 2004-2005. «Il est difficile de prévoir les résultats finaux pour cette première année, mais les résultats primaires sont encourageants, soutient Paul Delisle. Notre objectif pour la première année est de vendre 250 000 agendas scolaires et je crois qu’on va l’atteindre.»
Pour bien attaquer le marché américain, le président d’Aupel explique que la présence physique, sur place, est primordiale. Ce rapprochement de sa clientèle est également bénéfique pour l’entreprise qui peut mieux saisir les besoins de sa nouvelle clientèle, rajoute-t-il.
Cette percée du côté américain ne signifie pas qu’Aupel mettra moins d’efforts sur le développement du marché francophone, principalement au Québec, car la première clientèle de l’entreprise fêtera ses 20 ans l’an prochain. «On va s’assurer de maintenir nos acquis au niveau du Québec dans ce domaine ainsi que sur le marché canadien anglais», souligne Paul Delisle.
En comptant les développements du côté du Canada anglais et sa présence du côté francophone, la compagnie Aupel est devenue la plus importante entreprise de fabrication d’agendas scolaires de propriété canadienne au Canada. Un facteur important qui ajoute en crédibilité dans la prospection de la nouvelle clientèle américaine.
Aupel est aussi créatrice d’emplois dans des
métiers qualifiés souvent de non traditionnels. Signe indéniable de
son expansion, l’entreprise doit régulièrement combler des postes dans
ses ateliers d’infographie, d’impression et de finition, comme ceux-ci
: infographiste, pelliculeur, conducteur de presse, opérateur de
couteau, de plieuse et d'assembleuse, préposé à l'assemblage manuel, à
la réception et à l'expédition et superviseur d'atelier.
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