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Développement
à Alma Par Paul-É. Thériault
La papeterie d’Abitibi-Consolidated à Alma a
franchi, au début juin, une étape importante de son développement. La
nouvelle phase des investissements, débutée en janvier 2003
On passe à une phase de développement,
Cette phase majeure concrétise une nouvelle étape de développement, après d’aussi importantes sommes investies au début des années 90 à 1996, pour permettre à l’usine de répondre aux standards modernes de l’époque, nécessaires à sa survie.
L’investissement actuel est consacré au projet de transformation de l’importante machine no 14. Elle consiste en un passage de la fabrication du papier journal en un papier de calibre supérieur et moins exploité par les papetières, le papier Equal Offset évoqué plus haut. Il s’agit d’un papier de valeur ajoutée à haute blancheur. Tous ont en main, au cours de l’année, des documents fabriqués avec ce type de papier de qualité. Fabriqué selon un procédé spécial intégrant une couche de latex, on l’utilise tant pour la présentation des rapports annuels de compagnies, de banques et autres institutions financières, que pour les livres scolaires, guides touristiques, et des parutions fort répandues comme le Guide Michelin et bien d’autres requérant une production de qualité agréable à consulter par le lecteur, explique l’entreprise.
Ce nouveau créneau davantage ciblé était plus prometteur que le papier journal. Les études de marché ne l’identifiaient pas comme une voie d’avenir: ce marché est stagnant, reconnaît l’industrie, forte d’études spécialisées, rappelle-t-on, en entrevue. On renchérit que la forte réputation de la Division Alma et les investissements déjà effectués à cette usine la disposaient pour cette transition.
Complexité
Cette conversion n’a pas été une mince affaire. Les choses ont été menées à bien, au plan technique, par une équipe d’experts qui a apporté son soutien au directeur du projet, Gratien Girard.
Dès la mi-juillet, on en est à la phase de rodage qui se fait graduellement. Ainsi, on a d’abord repris la production de papier journal, le premier juin. Par la suite, différentes productions intermédiaires ont précédé la fabrication de papier Equal Offset, prévue en septembre. Après le papier journal, on a fabriqué un papier à plus haute blancheur (Alternative Offset dans le jargon du métier), un intermédiaire entre l’ancienne et la nouvelle production.
La machine no 14 produit environ 60% de la production de l’usine, d’où un impact sur le nombre d’employés. C’est dire l’importance qu’elle a pour cette municipalité d’environ 31 000 habitants.
La majorité des travaux de transformation et de réfection a été assumée par des entrepreneurs. Certains employés y ont pris part. D’autres ont profité de cette pause pour se mettre à la page des nouvelles techniques à utiliser, une formation nécessaire. Le nombre d’employés est conservé, de même que le nom de la machine no 14, répandu depuis des décennies dans le milieu. L’usine a aussi pu compter sur la motivation des employés et sur leur participation à la réalisation du projet, ajoute un porte-parole.
Étape antérieure
Il y a huit ans prenait fin la première
phase d’investissements qui avait permis la mise en service de
l’atelier de pâte thermomécanique, de l’atelier de désencrage et du
système de traitement secondaire des effluents. Il y a une quinzaine
d’années, cette usine vieillotte n’était pas assurée de faire partie
des plans futurs de l’entreprise. Le milieu et ses représentants ont
mis l’épaule à la roue; les efforts mutuels ont permis de franchir ce
cap délicat. Cela s’est soldé par les importants investissements
évoqués plus haut. Ainsi, jusqu’en 1996, la compagnie a d’abord
injecté, pour une nécessaire modernisation, pas moins de 180 millions
$.
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