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  Ce dossier a été publié dans l'édition août 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Développement à Alma
La papeterie d’Abitibi-Consolidated
franchit une autre étape

Par Paul-É. Thériault

Le directeur du projet, Gratien Girard, devant le nouvel atelier de blanchiment et de cuisine.


La papeterie d’Abitibi-Consolidated à Alma a franchi, au début juin, une étape importante de son développement. La nouvelle phase des investissements, débutée en janvier 2003
au coût de quelque 180 millions $, assure
son avenir pour longtemps. Un nouveau type
de production, du papier Equal Offset, est prévu
pour la deuxième semaine de septembre.

 

On passe à une phase de développement,
après une première étape, tout aussi importante, de consolidation et de mise à jour. On complète, cet été, le rodage de la nouvelle phase d’investissements, après avoir terminé la construction, en mai. Les travaux prenant fin à ce moment-ci maintiennent l’usine dans le peloton de tête des usines de ce groupe. L’actuel investissement ne devant se conclure qu’en septembre, les chiffres officiels devraient être connus peu après, estimait-on à la mi-juillet.

 

Cette phase majeure concrétise une nouvelle étape de développement, après d’aussi importantes sommes investies au début des années 90 à 1996, pour permettre à l’usine de répondre aux standards modernes de l’époque, nécessaires à sa survie.

 

L’investissement actuel est consacré au projet de transformation de l’importante machine no 14. Elle consiste en un passage de la fabrication du papier journal en un papier de calibre supérieur et moins exploité par les papetières, le papier Equal Offset évoqué plus haut. Il s’agit d’un papier de valeur ajoutée à haute blancheur. Tous ont en main, au cours de l’année, des documents fabriqués avec ce type de papier de qualité. Fabriqué selon un procédé spécial intégrant une couche de latex, on l’utilise tant pour la présentation des rapports annuels de compagnies, de banques et autres institutions financières, que pour les livres scolaires, guides touristiques, et des parutions fort répandues comme le Guide Michelin et bien d’autres requérant une production de qualité agréable à consulter par le lecteur, explique l’entreprise.

 

Ce nouveau créneau davantage ciblé était plus prometteur que le papier journal. Les études de marché ne l’identifiaient pas comme une voie d’avenir: ce marché est stagnant, reconnaît l’industrie, forte d’études spécialisées, rappelle-t-on, en entrevue. On renchérit que la forte réputation de la Division Alma et les investissements déjà effectués à cette usine la disposaient pour cette transition.

 

Complexité

 

Cette conversion n’a pas été une mince affaire. Les choses ont été menées à bien, au plan technique, par une équipe d’experts qui a apporté son soutien au directeur du projet, Gratien Girard.

 

Dès la mi-juillet, on en est à la phase de rodage qui se fait graduellement. Ainsi, on a d’abord repris la production de papier journal, le premier juin. Par la suite, différentes productions intermédiaires ont précédé la fabrication de papier Equal Offset, prévue en septembre. Après le papier journal, on a fabriqué un papier à plus haute blancheur (Alternative Offset dans le jargon du métier), un intermédiaire entre l’ancienne et la nouvelle production.

 

Une section de la nouvelle machine no 14.


La machine no 14 produit environ 60% de la production de l’usine, d’où un impact sur le nombre d’employés. C’est dire l’importance qu’elle a pour cette municipalité d’environ 31 000 habitants.

 

La majorité des travaux de transformation et de réfection a été assumée par des entrepreneurs. Certains employés y ont pris part. D’autres ont profité de cette pause pour se mettre à la page des nouvelles techniques à utiliser, une formation nécessaire. Le nombre d’employés est conservé, de même que le nom de la machine no 14, répandu depuis des décennies dans le milieu. L’usine a aussi pu compter sur la motivation des employés et sur leur participation à la réalisation du projet, ajoute un porte-parole.

 

Étape antérieure

 

Il y a huit ans prenait fin la première phase d’investissements qui avait permis la mise en service de l’atelier de pâte thermomécanique, de l’atelier de désencrage et du système de traitement secondaire des effluents. Il y a une quinzaine d’années, cette usine vieillotte n’était pas assurée de faire partie des plans futurs de l’entreprise. Le milieu et ses représentants ont mis l’épaule à la roue; les efforts mutuels ont permis de franchir ce cap délicat. Cela s’est soldé par les importants investissements évoqués plus haut. Ainsi, jusqu’en 1996, la compagnie a d’abord injecté, pour une nécessaire modernisation, pas moins de 180 millions $.