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À Alma Scierie E. Tremblay & fils se distingue par son apport au développement durable Par Paul-E. Thériault Une entreprise d’Alma, la Scierie E. Tremblay & fils, se signale, en figurant parmi celles qui mettent en pratique les principes du développement durable. Dernièrement, elle était au nombre des trois finalistes pour l’obtention du Prix régional du développement durable couronnant une entreprise ayant adopté ces principes. Cela s’est fait dans le cadre d’un Enviroclub, le troisième au sein duquel les entreprises participantes reçoivent aussi une formation.
Oeuvrant dans la première transformation du bois, Scierie E. Tremblay & fils produit du bois d’oeuvre et des billes destinés aux secteurs des pâtes et papiers. Elle s’est démarquée par la qualité des gains environnementaux, sociaux et économiques. Des projets sont réalisés, d’autres à venir concernant la récupération de poussière et la perte de chaleur, quand la conjoncture sera favorable. Cette exploitation rationnelle des ressources conjuguée à la protection de la pérennité de la ressource a déjà fait ses preuves au plan de la rentabilité économique. Marc Dubé, directeur général explique : « En deux hivers de chauffage, l’investissement se paie. L’Enviroclub a permis de franchir une étape additionnelle, mieux structurée. » Les gains issus de la récupération de la sciure équivalent à environ 5000 $ / an., l’écoconception de récupération des sciures, le transport pneumatique et l’utilisation des résidus de bois représentent environ 10 000 $/an. Le chauffage va permettre un gain de productivité en diminuant les arrêts de production et la maintenance des machines en période de grand froid l’hiver vont ensemble faire économiser 7500 $.
Formule d’avenir
Promoteur en écologie industrielle et coordonnateur régional des Enviroclubs au Saguenay—Lac-Saint-Jean, Claude Vanasse se réjouit du succès de la formule : « Cela prouve que les gens sont intéressés, que la formule peut s’adapter à plus long terme. Trois ans, c’est quand même bien ! » Par son expertise de plus de 10 ans, le CQDD, (autrefois Région laboratoire du développement durable) étend ses connaissances. D’autres régions, comme le Bas-Saint-Laurent et la Beauce, y ont recours, lui font espérer que les principes s’étendent. « Des modèles comme Scierie E. Tremblay et Pinexel (usine de Dolbeau-Mistassini) permettent de démontrer le succès des formules développées et les gains économiques qui en découlent. Le volet éco-efficacité du CQDD est un élément déclencheur, et les entreprises adoptent ces principes quand ils sont rentables », renchériton.
Améliorations techniques
L’ajout d’un second dépoussiéreur permet la récupération de 325 tonnes / an de sciures. Une adaptation technique du type adopté par Scierie E. Tremblay & fils va permettre, en hiver, d’aspirer de l’air extérieur, d’où une baisse de 25 % de la future consommation de chauffage. Actuellement, la bâtisse n’est pas chauffée, mais les installations d’aspiration extérieure de l’air sont en place. On attend une conjoncture favorable pour installer le chauffage.
Les dépoussiéreurs ont coûté près d’un quart de million $. On va aussi installer le chauffage avec rebuts de bois, ce qui va permettre de récupérer 60 cordes par an. Cela aura un impact à peu près nul sur le réchauffement de la planète, mentionne le personnel de l’entreprise, en parlant de l’utilisation de bio-masse renouvelable. Ainsi, Scierie E. Tremblay & fils, qui a un demi-siècle cette année, a été l’un des trois finalistes au prix régional attribué parmi les entreprises membres du troisième Enviroclub et à ses normes. Les premiers avantages de cette participation ont été économiques et écologiques. À la modernisation de l’usine, la Scierie a dû obtenir un certificat d’autorisation en environnement. Elle est fière de dire qu’elle a été la première scierie québécoise à l’obtenir, sous l’égide de la nouvelle loi. Elle n’avait pas attendu de prendre part à l’Enviroclub pour se sensibiliser à l’environnement, appuie M. Dubé. Le développement durable, explique le Centre québécois du développement durable, est une amélioration des conditions de vie des communautés humaines, tout en respectant les limites de la capacité de charge des écosystèmes, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature et des ressources datant de 13 ans. Concrètement, le développement durable consiste à appliquer aux projets et politiques une stratégie intégrant à la fois les aspects économique, environnemental et social. L’ambiance s’est ressentie des améliorations ; on a notamment amélioré l’aspiration d’air aux postes de travail, en collaboration avec le CLSC. « La satisfaction des employés n’a pas de prix ! »
La Scierie emploie 54 personnes en scierie ; elle confie ses opérations forestières à un sous-traitant. L’entreprise génère une trentaine d’emplois indirects à temps plein pour le transport et tout l’aspect foresterie.
Aussi président du Réseau des scieries
indépendantes du Saguenay—Lac-Saint-Jean (sept scieries), Marc Dubé
rappelle que cela leur permet de mieux se faire entendre des
gouvernements et clients. Les autres membres du regroupement
apprennent de l’expérience environnementale de l’entreprise qu’il
dirige.
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