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Produits électriques et électroniques Laval se hisse au-dessus de la moyenne provinciale Par Bernard Gauthier Laval tire très bien son épingle du jeu dans le secteur des produits électriques et électroniques. Avec la présence d’une quarantaine d’entreprises sur son territoire et l’embauche de 1 200 employés, Laval se compare avantageusement à la grande région montréalaise et dépasse même la moyenne provinciale. « C’est un secteur qui a connu une bonne croissance avant 2000 en raison du passage au nouveau millénaire et de la montée des télécommunications », explique le conseiller en développement des entreprises chez Laval Technopole, Jean-Marie Pressé.
Depuis trois ans, ce secteur connaît des ratés. La mondialisation a accru considérablement la concurrence entre ces entreprises et l’effondrement des technologies de l’information et des communications n’a eu rien pour rassurer les investisseurs. Toutefois, on croit fermement à une reprise imminente des activités, alors que les commandes de produits semblent augmenter. « Nous pensons que cette hausse est principalement attribuable aux entreprises en rupture d’inventaires. Le remplacement du parc informatique, devenu désuet dans les entreprises, devrait créer une plus forte demande de produits informatiques et électroniques dans les années à venir. »
Bien que la direction de Laval Technopole soit optimiste, elle se montre néanmoins prudente. On croit que la reprise économique au Québec sera moins forte que celle de la fin des années 90. « La production en grandes séries semble se déplacer vers les pays de l’Asie. Cependant, à Laval, on a bon espoir que la reprise sera supérieure à la moyenne régionale. »
Parmi les joueurs les plus importants à Laval, notons Colubris Networks ; Digico réseau global CEDS ; Datacom ; Fibres Optiques du Québec ; Fujitsu Software Technology ; Ordinateurs Prosys-Tec et SmartSight. À elles seules, ces entreprises représentent 500 emplois dans le secteur des produits informatiques, électriques et électroniques.
Stabilité dans les produits minéraux non métalliques
Dans le secteur des produits minéraux non métalliques, Laval fait piètre figure. Sur le territoire, le nombre d’emplois est estimé à 300 répartis dans une vingtaine d’entreprises dont les principales sont Unibéton ; Béton L’Écuyer ; Simard Beaudry et Demix. Il s’agit d’un secteur lié de très près à celui de la construction si l’on tient compte des entreprises bétonnières. Les établissements qui font la coupe, le meulage, le façonnage et la finition du granite, du marbre, du calcaire, de l’ardoise et d’autres pierres font également partie de ce secteur d’activité. Les produits qui en découlent sont la brique, la pierre réfractaire, la céramique, le ciment et le verre.
Selon le plus récent rapport de Statistiques Canada, ce secteur a modernisé ses technologies de production permettant d’enregistrer des gains de productivité. Toutefois, ceci ne se traduira pas nécessairement en création d’emplois. « C’est un secteur d’activité pour lequel nous prévoyons une stabilité en termes de nombre d’emplois au cours des prochaines années. »
Les prévisions d’emploi, non seulement pour
Laval mais aussi pour Montréal et l’ensemble du Québec, sont
considérées stables jusqu’à 2007.
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