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Le papier utilisé par les fonctionnaires québécois Des mesures pour recycler davantage Par Martine Frigon Il existe 1062 édifices abritant des bureaux du gouvernement du Québec dont 650 sont strictement des espaces à bureaux. Uniquement dans les régions de la Vieille Capitale et de Montréal, on en dénombre 120. Ces derniers produisent plus de 2 000 tonnes de papier à recycler annuellement, et ce, en excluant les quantités prises en charge par les entreprises de déchiquetage pour les documents confidentiels. Le papier utilisé par les quelque 49 464 fonctionnaires québécois représente donc un volume monstre.
Présentement, il n’y a aucun programme de gestion des matières résiduelles uniformisé à travers la fonction publique. Chaque gestionnaire d’édifice négocie directement le papier et le carton à recycler avec les acheteurs potentiels. Toutefois, les règles du jeu vont changer car le gouvernement du Québec a mandaté l’organisme Recyc-Québec pour implanter un système de gestion uniforme à travers l’ensemble du parc immobilier. On veut que les fonctionnaires recyclent davantage et que les acheteurs prennent tous les types de papiers disponibles.
Mise en place d’un programme de sensibilisation
Recyc-Québec mettra en place un programme axé sur la réduction des matières résiduelles, le réemploi et le recyclage, et ce, pour l’ensemble des édifices abritant les fonctionnaires provinciaux. « Notre mandat, c’est dresser le portrait de ce qui se fait dans les édifices publics. Pour les régions de Montréal et de Québec, la gestion des matières résiduelles relève de la Société Immobilière du Québec. Ailleurs en région, c’est le gestionnaire de l’édifice qui en est responsable. Si après analyse, nous constatons que la gestion d’un édifice est très bien assurée, celle-ci demeurera sous la responsabilité du gestionnaire en place. C’est du cas par cas », explique Jeannot Richard, vice-président secteurs municipal, industriel, commercial et institutionnel chez Recyc-Québec.
L’organisme effectuera aussi un travail de
sensibilisation auprès des acheteurs. Le papier utilisé qui provient
des édifices à bureaux du gouvernement du Québec représente d’ailleurs
un marché intéressant pour les recycleurs tels que les papetières qui
y voient ici une partie de leurs approvisionnements en matières
premières. « Les contrats avec les entreprises qui récupèrent nos
papiers et nos cartons ont une durée moyenne de trois ans. Nous
voulons que les acheteurs prennent également tous les types de
papiers, pas seulement ce qui est le plus payant : le papier carton »,
poursuit M. Richard. En 2002, il s’est produit 11 M de tonnes de
matières résiduelles au Québec, dont 40 % par les activités
commerciales, industrielles, institutionnelles et de services.
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