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Les
sous-traitants en confection Par Martine Frigon Les entreprises sous-traitantes en couture emploient entre 5000 et 6000 personnes au Québec. Rares sont celles qui produisent de manière intensive sur une période de 12 mois. Un grand nombre fabrique plusieurs types de vêtements et d’accessoires pour s’assurer d’un volume de production relativement stable l’année durant.
Les entreprises sous-traitantes embauchent en moyenne une cinquantaine de travailleurs mais quelques-unes d’entre elles sont devenues de grandes entreprises qui fournissent de l’emploi à plus de 200 personnes. Ces dernières sont informatisées si bien qu’il existe deux mondes au sein de la sous-traitance au Québec. Selon Patricia Côté, directrice de l’Association des entreprises en couture du Québec, peu d’entreprises exportent leur production. Elles font des travaux de couture pour des acheteurs et des manufacturiers québécois et canadiens.
Informatiser la production
Selon leurs volumes de production et les différents types de production qu’elles sous-traitent, certaines entreprises ont entièrement informatisé leurs productions. C’est le cas pour le Groupe RGR, qui représente le plus gros sous-traitant de jeans en Amérique du Nord. Il compte 750 employés et possède des usines dans la région de Chaudière-Appalaches ainsi qu’à Trois-Rivières. L’ensemble de la production est informatisé. « Nous avons des capteurs à chaque poste de travail. Les couturières entrent leur numéro d’identification lorsqu’elles commencent à coudre un lot, ce qui nous donne le temps qu’elles ont pris pour le coudre. Ces données sont captées en temps réel. De cette façon, nous savons où en est rendue la production de manière à renseigner nos clients. De plus, les couturières sont payées à l’heure avec une possibilité de bonus. Ces données recueillies serviront à faire leur chèque de paie », explique Manon Veilleux, vice-présidente du Groupe RGR. Selon elle, l’informatisation est nécessaire lorsqu’il y a plusieurs types de production qui se font en même temps. « Une petite entreprise qui fabrique un seul type de vêtement à la fois n’a pas besoin de telles installations. »
Les modes de production
Dans les entreprises
sous-traitantes, les couturières peuvent travailler en cellules ou
encore dans la chaîne de production. « En cellules, elles vont plutôt
participer à la conception entière du vêtement. On pourra voir ici
cinq à six couturières travailler ensemble à concevoir un vêtement.
Lorsqu’elles travaillent dans la chaîne de production, elles vont
plutôt coudre une partie spécifique », conclut Patricia Côté.
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