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  Ce dossier a été publié dans l'édition juin 2004 du Magazine Circuit industriel.
   
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Les nouvelles normes de traçabilité

Une demande accrue pour les entreprises en automatisation

Par Martine Frigon

Pour bien des entrepreneurs, le terme automatisation est associé à l’installation de panneaux de contrôle sur des équipements. Au contraire, bien qu’ils fassent partie intégrante de l’automatisation, cette discipline comprend beaucoup plus de spécialités. En fait, l’automatisation peut utiliser les disciplines de l’ingénierie, de l’électricité, de la mécanique et de l’informatique pour concevoir des applications insoupçonnées. Selon des intervenants du monde de l’automatisation, le concept de traçabilité, qui commence à devenir une norme dans l’industrie agroalimentaire, occasionnera un accroissement des demandes des entreprises de ce secteur d’activité. Au Québec, bien que les meuneries aient débuté le processus, il reste beaucoup à faire. 

 

CADEC

Pierre Bélisle et Pierre Doucet du Groupe CADEC


Les raisons qui justifient l’automatisation

 

À la base, l’investissement qu’exige un processus d’automatisation dans une usine est justifié par des besoins. Pour Pierre Bélisle, président du Groupe CADEC, la principale raison qui motive les entreprises à automatiser survient lorsqu’elles doivent augmenter leur production. « Les équipements peuvent nécessiter une réfection, une mise à jour ou s’ils sont dépassés, ils doivent être remplacés par des installations neuves. »

 

Avant de procéder à l’automatisation d’un équipement ou d’une ligne de production, les gestionnaires ont des devoirs à faire. « Ils doivent analyser la chaîne de production et identifier les goulots, c’est-à-dire ce qui freine la ligne de production », explique Pierre Doucet, directeur des ventes et du marketing chez CADEC. Celui-ci ajoute d’ailleurs que toutes les lignes de production ont leur goulot et que s’il n’y en a pas; c’est que la ligne de production ne tourne pas à sa pleine capacité.

 

Quand la machine remplace l’homme

 

Les postes de travail qui sont essentiellement composés de tâches répétitives sont bien souvent occupés par des automates. « Nous sommes présents dans l’industrie du bois et nous avons conçu une machine qui empile le bois sur les remorques. Auparavant, cette opération était faite par un travailleur. Il répétait toujours les mêmes mouvements. Ceci pouvait occasionner des risques de blessures chroniques telles que les tendinites », explique Pierre Cossette, directeur technique chez Automatisation JRT. Outre les tâches répétitives, ce dernier ajoute que les robots sont aussi utilisés pour effectuer des fonctions qui seraient potentiellement dangereuses pour un employé. « Nous avons fabriqué un robot qui peut aller chercher une pièce entre deux presses. Cela exclut les risques de blessures car, auparavant, il fallait que ce soit une personne qui se glisse entre les deux machines ; ce qui pouvait potentiellement être dangereux. »

 

La traçabilité occasionne des demandes considérables

 

À l’instar du secteur pharmaceutique qui est régi par un ensemble de procédures et de normes, le secteur agroalimentaire québécois tend lui aussi à en comporter de plus en plus. Par exemple, les meuneries québécoises ont atteint un niveau d’automatisation très élevé. « Dans ce secteur, on retrouve beaucoup de solutions réseautiques et logicielles. La traçabilité, de plus en plus requise dans l’industrie agroalimentaire, fera en sorte que ce phénomène ira en s’accentuant. Par contre, le secteur agroalimentaire ne deviendra jamais aussi réglementé que le secteur pharmaceutique, mais avec les nouvelles normes telles que HACCP, des solutions rattachées à l’automatisation deviendront de plus en plus présentes dans cette industrie », conclut Pierre Bélisle.