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De Bromont à
Mars… Par Martine Frigon Leur technologie s’est rendue sur Mars… Les noms des employés ayant participé au projet sont mêmes affichés sur l’un des murs de la cafétéria de cette usine de Bromont. Voisine d’IBM et de General Electric, Dalsa Semiconducteur se spécialise dans les CMOS à signaux multiples, les CMOS haute tension (10-600V) avec composants L-DMOS, les MEMS, procédés CCD et CCD-CMOS accordables pour les applications scientifiques et industrielles.
Une production aseptisée
La fonderie renferme trois salles « blanches » variant entre 9500 et 16 000 pieds carrés. Ce sont des endroits hermétiques où l’air et l’eau sont contrôlés. L’entreprise est pourvue d’un système de ventilation sophistiqué ainsi qu’un système de traitement des eaux. L’eau utilisée pour la production des circuits intégrés, entre autres pour laver les tranches qui servent à concevoir les circuits, doit être dépourvue de minéraux, de bactéries et de particules. Il en est de même pour l’air ambiant. « En fait, les opérateurs travaillent dans un environnement contrôlé », mentionne Robert Groulx, ingénieur et gérant de produit chez Dalsa.
Les employés – la plupart des femmes – qui travaillent dans les salles blanches doivent porter une combinaison aseptisée, des lunettes de protection, des masques sur la bouche et des gants. Lorsqu’ils débutent leur quart de travail, ils pénètrent dans un passage où des jets d’air sont dispersés sur eux afin d’enlever le maximum de poussières et autres résidus. Ensuite, ils inscrivent leur code d’employé sur un portable situé dans la salle de changement pour connaître le numéro de la combinaison qui leur est assignée. « Les combinaisons sont changées aux cinq jours », précise M. Groulx.
Formation spécialisée en usine
Le personnel de production est recruté par une agence de placement. « Les opérateurs qui travailleront dans les salles blanches ne doivent pas nécessairement posséder un diplôme technique. Nous exigeons qu’ils aient terminé leur cours secondaire mais ce sont surtout les qualités de l’individu que nous regardons. Entre autres, il faut être minutieux », précise Claude Jean, le directeur de la production.
Les nouveaux employés recevront la formation spécifique reliée aux tâches d’opérateur en salle blanche par des formatrices. « Notre équipe est composée de formatrices à temps plein. Un opérateur sera fonctionnel sur une tâche spécifique seulement après huit semaines de formation. Puisqu’il y a plusieurs tâches à effectuer, il faut donc qu’il acquière de l’expérience et de la formation continue », poursuit-il.
Production sur un cycle de 24 heures
Dalsa fonctionne sur trois quarts de travail durant la semaine et deux quarts de douze heures le week-end. La fonderie embauche 400 employés. « Nous devons opérer sur un cycle de 24 heures car il est plus onéreux pour nous d’arrêter les équipements. Nous arrêtons la production deux fois par année pour assurer la maintenance et nous perdons presque cinq jours de production à chaque fois », de dire M. Jean. La raison : les processus de fabrication s’effectuent par étape. Un circuit intégré pourra quelque-fois prendre entre trois et quinze semaines pour être fabriqué. Il faut attendre que toutes les étapes soient terminées pour arrêter la production sans endommager les produits ; ce qui entraîne des délais.
Mars : un bon coup de marketing
Le projet de la NASA, qui a fait connaître
l’entreprise bromontoise à travers la planète, n’est pas faramineux en
termes financiers, mais que dire en termes de coûts publicitaires pour
l’entreprise ! « Nous parlons d’un projet de 100 000 $ » explique M.
Groulx. Toutefois, cela a apporté une immense visibilité pour
l’entreprise. « Premièrement, nous étions très contents d’avoir été
choisis par la NASA et nous savions aussi que ce projet nous ferait
connaître à travers le monde entier ! Cela a contribué à notre
reconnaissance mais aussi à l’esprit d’équipe chez nos employés. Ils
sont très fiers d’avoir participé au projet. »
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